Le député des Bouches-du-Rhône, Manuel Bompard, vise à élargir les horizons de La France insoumise (LFI) en attirant des élus écologistes dans son camp. Selon les dernières informations de L’Opinion, ce dernier a exposé, lors d’une visioconférence le 11 février, une démarche ambitieuse pour convaincre des figures de l’écologie de rallier les idées de Jean-Luc Mélenchon.
Au cours de cette réunion, Bompard s'est entretenu avec Julia Mignacca, ancienne présidente du conseil fédéral des Verts, et a proposé différentes pistes pour un rapprochement, notamment après les élections municipales. Il a suggéré aux écologistes de se montrer ensemble publiquement afin d’accroître la visibilité de leur mouvement commun. « Pour l’instant, vous avez signé un texte, mais il n’y a eu aucun moment où vous étiez rassemblés sur une même image », a-t-il souligné.
Miser sur les municipales pour fragiliser les écologistes
Dans le cadre de cette stratégie, Bompard mise sur le contexte politique des élections municipales comme un vecteur potentiel pour générer des ralliements. Il estime que ces élections pourraient affaiblir le modèle écologiste et inciter ses membres à envisager des alliances avec LFI. « Si les Verts perdent des villes, cela pourrait entraîner des bouleversements », a-t-il déclaré, partageant un diagnostic avec Mignacca, qui anticipe un revers majeur pour le mouvement écologiste.
« Il faut tendre la main à LFI pour travailler avec eux »
En pouvant en ressortir fragilisés, Bompard pense que certains écologistes pourraient envisager de collaborer avec LFI. « Le calendrier pourrait vous fournir des opportunités », suggère-t-il, évoquant la possibilité d’un désaccord qui pourrait émerger concernant une primaire à gauche. Face à cela, des membres écolos pourraient être amenés à « tendre la main à LFI pour travailler ensemble », ouvrant ainsi un nouveau chapitre dans les relations entre les deux mouvements.







