À Carpentras, la mairie sortante de Serge Andrieu (DVG) sera au cœur d'une campagne électorale marquée par des rivalités intenses. L'édile devra naviguer dans un environnement difficile, exacerbé par l'absence d'entente avec une autre liste de gauche pourtant concurrente. Deux autres listes d'extrême droite se positionnent, y compris celle soutenue par le Rassemblement National.
La saison électorale se prédit tumultueuse, surtout après que Serge Andrieu a reçu des courriers menaçants incitant à sa démission en faveur de son prédécesseur, Francis Adolphe, condamné pour violences conjugales, selon France Bleu. C'est dans ce climat tendu qu'Andrieu, qui envisage de se représenter, a décidé de porter plainte, anticipant une campagne « pas propre ». Des enregistrements récents entre lui et Adolphe montrent que, malgré des ouvertures de discussion, un rapprochement semble peu probable.
Divisions à gauche et manœuvres électorales
Des tensions au sein de la gauche sont également palpable. En novembre dernier, le bureau local des Écologistes a annoncé son soutien à Francis Adolphe, suscitant une réaction immédiate des instances nationales d'EELV, qui ont suspendu leurs chefs de file. Olivia Adolphe-Laroubi, épouse de Francis, se présente désormais sur la liste de son mari, tandis qu'EELV n'a pas encore décidé de soutenir un candidat.
Intrigues et controverses à l'extrême droite
En parallèle, la candidature de Christian Richaud-Simoni, investie par le RN, a été compromise par des polémiques liées à des publications racistes sur ses réseaux sociaux. Bien que le RN ait suspendu sa candidature, Richaud-Simoni maintient sa participation sur sa propre liste, « Changer Carpentras », appuyé par des figures de l'extrême droite cherchant à unifier leurs forces, comme Tanguy Vernay. Ce dernier, ancien directeur de campagne d'Éric Zemmour, ambitionne de créer une liste séparée de toute affiliation partisane conventionnelle.
Une difficulté à unir les forces de gauche
Malgré les divergences, les partis de gauche, dont le Parti Communiste et la France Insoumise, s'organisent finalement autour de Serge Andrieu dans un contexte électoral délicat. Cette union stratégique vise à contrer la montée des extrêmes, alors que Carpentras n'a jamais succombé au Rassemblement National. Les élus de gauche, face à l'impossibilité d'établir leurs propres listes, voient un soutien indispensable au maire sortant comme la voie à suivre.







