C'est une véritable « percée » pour le mouvement de Jean-Luc Mélenchon. Après le second tour des élections municipales ce dimanche, La France insoumise (LFI) renforce sa présence dans la périphérie des grandes métropoles, notamment à La Courneuve et Vénissieux. Manuel Bompard, le coordinateur du parti, a évoqué une « confirmation et amplification » de cette dynamique.
Dès le premier tour, LFI avait arraché la mairie de Saint-Denis, la deuxième ville d'Île-de-France, devenant ainsi le premier parti à y gouverner. La liste LFI-PCF, dirigée par Bally Bagayoko, a remporté 50,77 % des voix.
Au second tour, autre victoire significative : La France insoumise conquiert également Roubaix, une ville de 100 000 habitants. Le député David Guiraud y a confirmé sa position avec 53,19 % des voix face au sortant divers droite Alexandre Garcin (25,55 %).
La dynamique se poursuit avec des victoires notables à La Courneuve, où Aly Diouara s'est imposé, mettant fin à une gestion communiste de plus de 30 ans. De même, à Vénissieux, dernier bastion communiste dans la banlieue de Lyon, le député Idir Boumertit a remporté l'élection avec 34,11 % des suffrages. Dans la même région, Vaulx-en-Velin est tombée dans l'escarcelle de LFI, confirmant un ancrage territorial.
Défaite à Limoges et Toulouse
Dans des villes comme Creil, le candidat Omar Yaqoob a surpris en battant la maire socialiste, démontrant un appétit pour le changement dans cette ville populaire. Au-delà de la Métropole, La Réunion n'a pas été en reste avec la victoire d'Alexis Chaussalet à Le Tampon, une ville d'environ 82 000 habitants.
Cependant, malgré ces succès, des revers sont à noter. À Limoges, l'union avec le PS n'a pas suffi, et un candidat des Républicains l'a emporté. De même à Toulouse, le maire sortant Jean-Luc Moudenc a résisté face à une alliance de gauche emmenée par François Piquemal. Dans d'autres villes comme Poitiers et Clermont-Ferrand, LFI a vu ses soutiens écologistes et socialistes battus par la droite ou des centristes.







