Vendredi, Éric Ciotti a pris ses fonctions de maire de Nice, affirmant son intention de "reconquérir Nice rue par rue, quartier par quartier". Pour lui, sa victoire aux municipales, fruit d'une alliance avec l'extrême droite, représente une "espérance" pour notre pays.
Selon M. Ciotti, "ce qui s'est passé dimanche ne se limite pas à notre seule cité". Il a évoqué la possibilité d'un grand rassemblement des convictions autour d'un projet clair. "L'espérance qui émerge ici, entre la Méditerranée et nos montagnes, résonne aujourd'hui à l'échelle nationale", a-t-il déclaré, ceint de son écharpe tricolore.
Lors de son premier conseil municipal, Ciotti, à la tête de l'UDR et allié au Rassemblement national, a mis l'accent sur la sécurité, annonçant son projet de doubler le nombre de policiers municipaux en dix-huit mois. "J'ai lancé un appel aux policiers municipaux de Saint-Denis qui vont être désarmés et vulnérables face à des extrémistes", a-t-il expliqué, mentionnant l'intérêt déjà manifesté par plusieurs d'entre eux pour intégrer ses rangs.
À l'extérieur de la mairie, des manifestants ont exprimé leur désapprobation face à son élection, le qualifiant de "trouble à l'ordre de la République". Malgré ces tensions, Ciotti a rendu un "salut républicain" à son prédécesseur Christian Estrosi, en son absence, et a cherché à apaiser les esprits : "La campagne a été âpre, mais appartient désormais au passé", a-t-il affirmé, promettant d'écouter l'opposition.
"Être maire de Nice est l'honneur de ma vie, car cette ville coule dans mes veines", a-t-il ajouté, conscient des défis à relever. Lors des commémorations à venir des victimes de l'attentat du 14 juillet 2016, Ciotti rencontrera des représentants d'associations, en prévision du dixième anniversaire de ce tragique événement, en présence possible d'Emmanuel Macron.
Sa victoire, avec 48% des voix au second tour, face à Christian Estrosi (37%) et une liste de gauche (14%), témoigne d'un changement de dynamique politique à Nice.







