Ce vendredi, l'Iran a lancé un avertissement pressant aux civils, leur conseillant de rester éloignés des forces militaires américaines dans la région du Moyen-Orient. Ce message intervient dans un contexte de tensions exacerbées entre Téhéran, Washington et Israël, suite à un mois de guerre qui perturbe les marchés mondiaux.
Les Gardiens de la Révolution, entité militaire d'élite de la République islamique, ont réagi aux déclarations récentes de Donald Trump, qui a exprimé sa confiance en une résolution diplomatique tout en repoussant la date limite pour la destruction des installations nucléaires iraniennes au 6 avril. "Nous vous conseillons de quitter immédiatement les zones où se trouvent les forces américaines pour éviter tout danger", ont-ils déclaré sur leur site Sepah News, accusant les troupes américano-israéliennes d'utiliser les civils comme "boucliers humains".
En parallèle, trois navires ont été contraints de rebrousser chemin dans le détroit d'Ormuz. Selon les Gardiens, cette voie maritime cruciale pour le transport des hydrocarbures est également fermée aux navires se rendant vers des ports liés à l’"ennemi". L'armée iranienne a aussi menacé de cibler les établissements hôteliers accueillant des soldats américains, affirmant que toute présence militaire dans ces lieux les rendait légitimes comme cibles.
La guerre s'étend au-delà des frontières de l'Iran, avec des frappes continues sur Israël ainsi que sur des bases américaines établies aux Émirats, au Qatar, au Koweït et à Bahreïn. Les civils en Iran, comme Ensieh, une dentiste de Téhéran, décrivent une vie marquée par l'angoisse constante et les bombardements nocturnes : "Chaque jour, je sens ma foi diminuer, prise entre les violences de puissances qui se croient invincibles".
Des attaques israéliennes récentes ont de nouveau frappé Téhéran, visant des installations militaires stratégiques, notamment celles liées à la production de missiles. "Notre patrimoine culturel est en grand danger", a déclaré un représentant du ministère iranien de la culture, confirmant que plus de 120 musées et bâtiments historiques avaient subi des dégâts importants.
Avec un mois de conflit derrière nous, déclenché par une offensive conjointe des États-Unis et d'Israël le 28 février dernier, l'incertitude sur les futures négociations reste palpable. Alors que les discussions entre les deux nations semblent floues, Israël se montre discret sur ses intentions militaires.
Lors d'une réunion récente du G7 à Paris, la question de la guerre en cours a été au centre des débats, avec des acteurs européens appelant à une rapide résolution de la crise. "L'Iran ne doit pas avoir la capacité de détourner l'économie mondiale par le contrôle des routes maritimes", a souligné Yvette Cooper, la cheffe de la diplomatie britannique.
La dynamique militaire se renforce à Washington et à Tel-Aviv, où des responsables israéliens évoquent un besoin croissant d'effectifs militaires et où des soldats américains pourraient être déployés en renfort. Le vice-président iranien, Esmael Saghab Esfahani, a averti que les tensions pourraient exacerber le prix du pétrole sur le marché mondial. Selon Ali Vaez de l'International Crisis Group, "les États-Unis, Israël et l'Iran croient chacun avoir le dessus dans le conflit, créant un frisson d'incertitude sur l'issue des opérations actualisées".
À l'échelle régionale, le Liban subit des conséquences dramatiques, avec des bombardements de Beyrouth à la suite de l'implication du Hezbollah dans les hostilités. L'ONU met en garde contre un risque humanitaire croissant dans un pays où plus d'un million de personnes furent déplacées par la guerre.







