Le 26 mars, l'association de défense des animaux L214 a diffusé des images troublantes, capturées en caméra cachée dans un abattoir public du Lamentin, en Martinique. Les vidéos montrent des bovins s'agitant, encore conscients, pendant leur mise à mort, voire déjà en train d'être découpés vivants. Face à ces révélations accablantes, L214 a demandé la fermeture immédiate de l’établissement.
Selon Le Parisien, ces images, qui ont été filmées en janvier et février, mettent en avant des dysfonctionnements graves au sein de l’établissement près de Fort-de-France. Il est rapporté que plusieurs bovins, au lieu d’être correctement étourdis avant l’abattage, sont soumis à des conditions inhumaines.
Les vidéos montrent effectivement des animaux se débattant au moment de l'égorgement, illustrant une violation claire des normes d'éthique en matière d'abattage. L214 souligne un manque d'équipement adéquat comme un box de contention inadapté qui empêche une perte de conscience rapide avant le saignement. De plus, l'association critique la pratique consistant à placer plusieurs veaux simultanément dans une même enceinte, ce qui va à l'encontre des réglementations qui imposent un étourdissement individuel.
Réactions vives des professionnels de l’abattage
Ces allégations ont suscité une vive réaction de la part d'Henri Basson, président de l’Association Martiniquaise Interprofessionnelle de la Viande (AMIV), qui a déclaré à RCI: "Ces accusations sont une insulte à notre profession". Il conteste fermement les allégations, affirmant que les animaux sont soumis à une anesthésie adéquate avant l'abattage et qu'un service vétérinaire est constamment présent pour surveiller la procédure.
L214, pour sa part, a déposé une plainte auprès du procureur de Fort-de-France, portant sur des cas de "sévices graves et mauvais traitements". En réponse, la collectivité territoriale de Martinique a décidé de lancer une "démarche d’analyse approfondie". Le président Serge Letchimy a assuré que des mesures seraient prises avec la plus grande transparence si des manquements étaient confirmés.







