Après une mobilisation marquante le 31 mars concernant la carte scolaire de 2026, plus d'une centaine de professionnels de l'éducation ont de nouveau manifesté devant l'inspection académique à Saint-Étienne. La majorité d'entre eux opère dans des établissements jugés "en situation aberrante" selon le ministre de l'Éducation nationale, Edouard Geffray.
Ce terme indique que ces établissements devraient être classés en REP+ (Réseau d'Éducation Prioritaire), intégrant un dispositif destiné à soutenir les établissements accueillant des élèves en difficulté socio-économique. Être reconnu comme REP+ permettrait à ces écoles de bénéficier de davantage de ressources, telles que le dédoublement des classes, un meilleur temps de concertation et des primes pour le personnel. Cependant, le manque de budget de l'Éducation nationale empêche ce classement.
Attente d'une réunion décisive le 20 avril
Le ministre refuse de modifier la liste des établissements REP+, établie en 2015, malgré une aggravation des conditions dans de nombreux lieux d'enseignement. Cette situation est particulièrement préoccupante à l'école Centre Deux et dans le collège Honoré d'Urfé à Saint-Étienne, sans oublier d'autres établissements à Firminy comme Waldeck-Rousseau et Les Bruneaux. Au total, neuf écoles primaires et plusieurs collèges de la Loire sont en situation critique.
Selon Dimitri Millefiori, syndicaliste de la CGT Éduc'Action, "le personnel est épuisé et en colère". Les enseignants expriment leur volonté de ne plus être utilisés comme des cobayes pour des économies budgétaires. Une prochaine réunion est prévue le 20 avril avec Thierry Dickelé, directeur des services de l'Éducation nationale dans la Loire, où ils espèrent que des solutions seront enfin envisagées pour moderniser la carte scolaire des établissements REP+.







