Le tribunal administratif de Pau a révélé ce jeudi 2 février que 19 communes landaises se trouvent au cœur de contestations suite aux élections municipales des 15 et 22 mars 2026. Certaines de ces actions proviennent d'administrés, tandis que d'autres sont le fait de candidats. Comme l'indique France Bleu, la préfecture des Landes refuse de commenter cette situation délicate.
D'après le bilan établi par le tribunal, 14 communes sont confrontées à des recours, y compris Pissos, Saint-Martin-de-Seignanx, et Mimizan. En outre, cinq autres communes font l'objet de déférés préfectoraux, ce qui signifie que la préfecture a saisi le tribunal pour interroger la régularité des élections. Les communes concernées sont Saint-Perdon, Bostens, Ygos-Saint-Saturnin, Narrosse et Pouydesseaux.
Des recours variés parmi électeurs et candidats
Les motifs des recours sont multiples. À Mimizan, un administré conteste la validité du vote par voie électronique, selon le maire Frédéric Pomarez. À Moliets-et-Maa, Aline Marchand, la maire sortante, indique qu'une électrice a soulevé le manque de bulletins au moment du vote et l'absence de respect de la période de réserve par certains candidats.
Du côté de Capbreton, un candidat a également décidé de s'adresser au tribunal pour contester le résultat. Jean-Luc Aschard, arrivé troisième lors du premier tour et qui s'est retiré avant le second, ne dément pas être à l'origine du recours mais préfère garder le silence sur les raisons invoquées.
Une audience à l'automne pour Tarnos et Capbreton
En s'élargissant sur un plus grand périmètre, le tribunal administratif de Pau a enregistré 82 recours dans les départements du Gers, des Landes, des Pyrénées-Atlantiques et des Hautes-Pyrénées en 2026, comparé à 46 en 2020. Parmi ces affaires, 34 sont des contestations et 48, des déférés préfectoraux. Le tribunal précise que sept des 82 affaires ont été traitées rapidement, signifiant soit un désistement, soit un rejet pour irrecevabilité.
Les 75 affaires restantes doivent être jugées dans un délai de trois mois, d'ici juillet, pour les communes de moins de 9 000 habitants. Cependant, pour celles de plus de 9 000 habitants, comme Capbreton et Tarnos, une audience est prévue à l'automne, ce qui pourrait prolonger la période d'incertitude sur les résultats.







