Le président cubain Miguel Diaz-Canel a dénoncé ce mercredi l'aggravation préoccupante de la situation énergétique à Cuba, qu'il attribue aux décisions de l'administration Trump. Selon lui, les coupures d'électricité, dépassant souvent 20 heures par jour, résultent d'un « blocus énergétique génocidaire » imposé par Washington.
Dans un communiqué, le gouvernement cubain a pointé du doigt les États-Unis pour la crise actuelle du réseau électrique. Cette déclaration intervient alors que les États-Unis ont renouvelé leur offre d'aide d'un montant de 100 millions de dollars, bien que soumise à des conditions strictes, notamment que cette aide soit administrée par l'Église catholique, selon Le Parisien.
Le secrétaire d'État américain Marco Rubio, lors d'une récente visite au Vatican, avait suggéré cette aide, mais Cuba a rapidement démenti avoir rejeté une telle offre. Au contraire, les tensions diplomatiques entre Washington et La Havane se sont intensifiées, bien que les deux nations aient récemment tenu des discussions de haut niveau.
Montée des tensions
Début mai, des échanges controversés ont eu lieu après que Marco Rubio a affirmé que Cuba ne subissait pas de blocus pétrolier, suggérant que la crise énergétique était due à une mauvaise gestion interne. Cependant, depuis la chute de l'allié vénézuélien Nicolas Maduro et la mise en place de politiques restrictives de la part des États-Unis, la situation s'est détériorée. Des experts affirment que l'embargo américain, en vigueur depuis plus de soixante ans, a des conséquences dramatiques sur l'approvisionnement en énergie de l'île.
Les coupures de courant ont touché jusqu'à 65 % du territoire cubain récemment, et la majorité des résidents passent plus de temps sans électricité qu’avec. Miguel Diaz-Canel a déclaré sur X : "Cette détérioration dramatique n'a qu'une seule cause : le blocus énergétique génocidaire auquel les États-Unis soumettent notre pays." Il ajoute que la population souffre d'un manque crucial de carburant alors que les températures estivales montent.
Des habitants en colère
Depuis janvier, seule une cargaison de 100 000 tonnes de pétrole russe a été livrée à Cuba, engendrant une amélioration temporaire de la situation. Vicente de la O Levy, ministre de l'Énergie et des Mines, a précisé que ce stock était désormais épuisé. De nombreuses personnes ont commencé à exprimer leur colère dans les rues, tapant des casseroles pour faire entendre leur détresse. Une residente de San Miguel del Padron témoigne : "La chaleur devient insupportable, et les coupures d'électricité sont interminables. Nous avons besoin de plus de lumière !"
La crise énergétique en cours à Cuba illustre les défis économiques et politiques auxquels l'île est confrontée, exacerbés par la pression extérieure et l'inefficacité interne. Les Cubains continuent d'appeler à une réponse face à cette situation alarmante.







