Le syndicat FSU-SNUIPP tire la sonnette d'alarme concernant la montée des agressions d'élèves vis-à-vis des enseignants et du personnel éducatif dans les Deux-Sèvres. En raison d'un manque de professionnels formés pour faire face à ces situations, les enseignants expriment un profond malaise.
Des cas d'élèves qui mordent, frappent et même fugent sont de plus en plus fréquents. Selon des témoignages recueillis, le climat scolaire se détériore de manière préoccupante. En effet, depuis le début de l'année scolaire, on dénombre 441 signalements émis par des professeurs, un chiffre qui double par rapport à l'année précédente. Le syndicat souligne que les enseignants ne sont pas formés pour gérer ces problématiques. “Nos seuls recours pour limiter la violence se résument à changer d'élève de classe ou à des sanctions disciplinaires, qui ne sont clairement pas adaptées”, indiquent-ils avec frustration.
Un manque de personnel spécialisé
Anne-Laure Salmon, co-secrétaire du syndicat enseignant, explique : “Dans nos classes, nous avons des élèves incapables d'apprendre en raison de leurs nombreuses problématiques personnelles.” Elle insiste sur la nécessité d'un accompagnement par des infirmières scolaires et des enseignants spécialisés, qui font cruellement défaut non seulement dans le département, mais aussi sur l'ensemble du territoire français. “À peine six enseignants spécialisés sont présents dans les Deux-Sèvres, ce qui est loin d’être suffisant,” ajoute-t-elle.
Quand la hiérarchie se tait
Le malaise du personnel enseignant est aggravé par le silence de la hiérarchie. Christian L’hote, co-secrétaire de la FSU 79, souligne qu'au moins quatorze courriers ont été adressés à Véronique Guggiari, la directrice académique des services de l'éducation nationale, sans réponse. “Pire encore, une réunion essentielle pour échanger sur ces enjeux a été annulée sans explication,” déplore-t-il. Une situation qui témoigne d’un réel dénie de dialogue social et d’un manque de prise en compte du malaise professionnel quotidien des enseignants.
Face à cette montée de la violence, il est crucial que le gouvernement et les autorités éducatives agissent rapidement pour trouver des solutions viables et mettre un terme à cette situation alarmante.







