Le risque épidémique associé à la flambée d'Ebola en République Démocratique du Congo (RDC) a été estampillé « élevé » pour les niveaux national et régional, tandis qu'il reste « faible » sur le plan mondial, a informé l'Organisation mondiale de la santé (OMS) mercredi dernier.
La situation soulève des inquiétudes quant à une possible propagation à d'autres pays. Après une alerte émise mardi concernant « l'ampleur et la rapidité » de la crise, l'OMS a précisé que 33 cas confirmés ont été recensés en RDC et deux en Ouganda. Un citoyen américain ayant contracté le virus dans la RDC est actuellement sous traitement dans une unité spécialisée à Berlin, selon des sources locales.
La flambée épidémique est déjà suspectée d'avoir causé plus de 130 décès et infecté plus de 600 individus. Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l'OMS, a exprimé des inquiétudes, précisant : « Nous prévoyons une hausse de ces chiffres tant que le virus continue de circuler. » La souche Bundibugyo responsable de cette épidémie n'a actuellement ni traitement ni vaccin approuvé, comme l'a rappelé Ghebreyesus.
Les mesures de précaution à Mayotte
Face à cette situation préoccupante, le gouvernement français a annoncé être « très attentif » aux développements en RDC. Bien que le risque d'importation du virus en France métropolitaine et à Mayotte soit jugé « très faible », des mesures préventives sont déjà en cours sur ce dernier territoire, qui accueille des migrants venant de régions potentiellement touchées.
« Des milliers de personnes transitent par les Comores avant d'atteindre Mayotte, et la situation des migrants, souvent en situation irrégulière, soulève des préoccupations », a déclaré Estelle Youssouffa, députée de Mayotte, dans une interview au Parisien. Le gouvernement met également en place des contrôles renforcés pour surveiller l'arrivée de migrants en provenance de l'est de l'Afrique et des Grands Lacs.
En outre, les autorités incitent les voyageurs à respecter des mesures de protection pendant et après leurs séjours dans les zones touchées.







