Le 28 mai, l'Assemblée nationale a franchi une étape symbolique en votant à l'unanimité l'abrogation du Code noir, ainsi que d'autres textes qui ont régi l'esclavage dans les colonies françaises. Cet acte fort n'avait pas été réalisé depuis près de deux siècles. Cette décision a reçu le soutien massif des 254 députés présents, indépendamment de leurs affiliations politiques, selon Le Monde.
Max Mathiasin, le rapporteur de la proposition, a exprimé la nécessité d'un tel acte en déclarant qu'il s'agissait d'une action de mémoire, de justice et de reconnaissance. Bien que ce vote ne puisse effacer les blessures du passé, il représente un pas significatif vers la réconciliation, a-t-il ajouté.
La ministre des Outre-mer, Naïma Moutchou, a souligné que le Code noir, même sans effet juridique actuel, continue d'affecter la société par son héritage historique. Elle a appelé à la suppression de ce texte indigne du droit français, soulignant l'importance de tourner cette page douloureuse de l’histoire, comme l'indique Valeurs actuelles.
Ce vote intervient 25 ans après la loi Taubira qui reconnaissait la traite et l'esclavage comme crimes contre l'humanité, une initiative fortement saluée par les défenseurs des droits humains.







