L'Assemblée nationale française a franchi un cap décisif en adoptant à l'unanimité, le 28 mai, l'abrogation du "Code noir" et des lois encadrant l'esclavage dans les anciennes colonies, des textes qui n'avaient jamais été formellement abrogés depuis 1848. Cette décision, portée par Max Mathiasin (Guadeloupe, Liot), représente un acte significatif en faveur de la reconnaissance des injustices historiques.
Les débats, bien que parfois animés, ont abouti à un consensus parmi tous les groupes parlementaires. Max Mathiasin a exprimé son émotion après le vote, soulignant que c'était à la fois "un pas supplémentaire" et un "hommage" pour les hommes, femmes et enfants qui ont souffert de l'esclavage, entouré de collègues des territoires ultramarins qui ont partagé ce moment poignant.
Des experts en histoire et en droit, comme le professeur Jean-Pierre Sainton, saluent cette décision comme un acte de responsabilité de l'État français. Il souligne que cela permet non seulement une réparation symbolique, mais également une reconnexion avec les mémoires blessées des descendants des esclaves. D'autres voix, comme celle de la journaliste et militante Anna B., insistent sur la nécessité d'aller plus loin en matière de réparations matérielles pour répondre aux séquelles longtemps ignorées.
Cette abrogation s'inscrit dans une dynamique plus large de réévaluation des héritages coloniaux en France, où des initiatives et des discussions sur les réparations et la mémoire collective prennent de l'ampleur. Selon un récent article de Le Monde, cette action pourrait ouvrir la voie à d'autres réformes nécessaires pour réparer les injustices passées.







