La délégation militaire départementale du Gers (DMD 32) a convié les correspondants défense (CorDef) à Lectoure le 28 mai, visant à réaffirmer leur rôle crucial dans la cohésion nationale et le soutien aux collectivités locales. Cette rencontre a eu lieu à la salle de la Comédie, rassemblant correspondants, élus et officiers de la DMD 32.
Le lieutenant-colonel Frédéric Nicoleau a ouvert la séance en exposant les trois missions clés de la DMD 32 : le volet opérationnel, où l’officier agit en tant que conseiller militaire pour la création des Plans Communaux de Sauvegarde ; le volet commémoratif, chargé des cérémonies nationales ; et enfin le volet rayonnement, axé sur l'engagement envers la jeunesse et les acteurs économiques. Dans un contexte où le Gers ne compte plus de régiments, la contribution de la DMD, qui comprend trois militaires d’active et vingt-deux réservistes, est d’autant plus cruciale.
Des missions
Le lieutenant-colonel Didier Perrin, en charge du réseau des CorDef, a précisé la nature des missions de ces représentants communaux. Établie en 2001 par le secrétaire d’État à la défense et aux anciens combattants, la fonction de correspondant défense repose sur trois fondements : développer le lien armée-nation, promouvoir l’esprit de défense et maintenir le devoir de mémoire. En tant qu’interlocuteur privilégié local, le CorDef a pour mission d’informer le public sur les enjeux de la défense et de sensibiliser les jeunes aux valeurs de solidarité et de reconnaissance.
Un rôle essentiel
Parmi les intervenants, Olivier Dupont a présenté l’Office national des combattants et victimes de guerre (ONaCVG), tandis que le commandant Philippe Moncassin a exposé le programme « ProMilès », qui vise à créer des liens directs entre entreprises et unités militaires, renforçant ainsi la cohésion nationale. Tous ont mis en avant la dimension fédératrice et locale des CorDef, à l’intersection de l'information citoyenne, des actions éducatives et du soutien aux communes en périodes de crise. Cette mission est primordiale pour maintenir le lien entre la société civile et l’armée française.







