La crèche associative Galipette à Beychac-et-Caillau, qui accueille 50 enfants, est menacée de fermeture imminente. Son directeur, Amandine Loisel, s'inquiète des conséquences d'une décision prise par les maires des communes voisines. "C'est ma deuxième maison", confie Nathalie, une employée, dans l'émotion. Ouverte en 1998, la crèche, qui emploie 17 personnes, dépend majoritairement de financements de la Caisse d'Allocations Familiales et des communes. Pourtant, lors d'une réunion récente, les maires ont annoncé que la structure devrait fermer ses portes le 31 juillet en raison de travaux de mise aux normes dont le coût est évalué à 800 000 euros.
Amandine Loisel, occupée à prévenir les parents, raconte : "Il n'y a plus de crèches, plus de micro-crèches, plus de relais petite enfance". Pour Meriem, une mère de triplés, cette fermeture est un coup dur car la crèche était un véritable soutien.
Une situation critique pour les employés
Les 17 salariés de la crèche redoutent également des licenciements économiques. Amandine Goizel évoque des travaux nécessaires qui n'ont jamais été entrepris. "Nous avions signalé les problèmes de sécurité, mais sans retour des élus", explique-t-elle. Pierre Cotsas, maire de Saint-Sulpice-et-Cameyrac, confirme que la sécurité était une préoccupation et annonce qu'une commission se rendra sur place pour évaluer la situation. Malgré tout, des parents et employés ont lancé une pétition pour préserver cette structure essentielle à la communauté.
Les élus ne semblent pas totalement fermés à la discussion. "Il est impératif de trouver une solution", reconnait Pierre Cotsas. Les parents, tels que Nathalie, partagent un sentiment d'incompréhension : "Il y a de la demande sur le territoire et nous affichons complet. Le facteur financier ne peut pas être le seul critère de décision." La crèche reste donc en balance, symbole de l'importance des infrastructures locales pour le bien-être des enfants.







