À partir de jeudi, la France mettra en application une suspension des importations de fruits et légumes ayant été traités avec cinq pesticides jugés nocifs. Cette décision, annoncée par le ministère de l'Agriculture, vise à renforcer la sécurité alimentaire et à protéger la santé des consommateurs.
Cinq substances actives, dont certaines sont utilisées pour le traitement d'agriculteurs sud-américains, ont été identifiées comme problématiques. Parmi celles-ci figurent le mancozèbe, le thiophanate-méthyl et le glufosinate, souvent utilisés pour traiter des denrées telles que les avocats, les mangues et les poivrons. La mesure sera valide pendant une durée maximale d'un an, le temps que la Commission européenne prenne des dispositions appropriées concernant ces toxines.
Le ministère a précisé que bien que l'Amérique du Sud soit concernée, cette réglementation ne vise aucun pays en particulier. "C'est une mesure globale contre toute origine de fruits et légumes traités avec ces substances" a déclaré un porte-parole du ministère.
Cette mesure doit également obtenir l'aval de Bruxelles, où une réunion spéciale sur la politique agricole commune (PAC) est prévue. "La Commission aura dix jours pour examiner notre décision, mais cela n'empêche pas sa mise en œuvre immédiate" a ajouté le ministre. Les entreprises alimentaires devront prendre des mesures pour s'assurer que leurs produits soient conformes en procédant à des analyses sur la provenance et l'absence de résidus de substances interdites.
Des experts dans le domaine de l'agriculture estiment que cette initiative pourrait améliorer la qualité des produits sur le marché européen. Selon une étude récente de l'Institut national de la recherche agronomique (INRA), la consommation de fruits et légumes sans résidus chimiques pourrait également encourager une alimentation plus saine parmi la population. Comme l'affirme une agricultrice de la région d'Aquitaine, "cette réglementation montre que la santé des consommateurs est une priorité, et nous devons continuer à aller dans cette direction".
En somme, cette décision de la France représente un pas significatif vers une agriculture plus durable et responsable, en phase avec les attentes des consommateurs soucieux de leur santé et de l'environnement.







