La commission d'enquête sur l'audiovisuel public, présidée par Jérémie Patrier-Leitus, reprend ses travaux après une suspension qui a mis en lumière des tensions au sein des auditions. Ce retour, prévu pour la semaine du 19 janvier, s'accompagne d'un appel au respect des personnes auditionnées afin d'établir un climat de travail plus serein.
Les précédentes séances avaient été marquées par des échanges houleux, notamment avec des figures comme Sibyle Veil et Delphine Ernotte. Charles Alloncle, le rapporteur de la commission, a été critiqué pour son approche perçue comme « inquisiteur » et pour son ton souvent jugé agressif. Ces comportements ont incité la commission à adopter de nouvelles règles pour assurer des débats dignes et respects des participants.
Les nouvelles directives interdisent les communications en temps réel sur les réseaux sociaux pendant les auditions, imposent une discrétion stricte des membres et garantissent que les propos des auditionnés ne seront pas déformés. Les déclarations de Thomas Legrand et Patrick Cohen, qui se sont exprimés sur une supposée partialité de l'audiovisuel public, sont à l'origine de cette enquête qui vise à examiner la neutralité et le financement de ce secteur crucial.
Ce nouveau cadre avait déjà été évoqué par la présidente de l'Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, qui a mis en garde contre le risque de transformer cette commission en tribunal politique. Dans un contexte où certains députés, comme Éric Ciotti, soutiennent ardemment la mission d’Alloncle, il est clair que les tensions politiques continuent de s'intensifier autour de cette enquête.
Parallèlement, le célèbre animateur Nagui a menacé Charles Alloncle de poursuites judiciaires pour des accusations jugées diffamatoires. Cette situation soulève la question du professionnalisme et de l’éthique au sein des instances publiques.
Le rôle de cette commission est crucial. Elle vise à analyser non seulement le fonctionnement de l’audiovisuel public mais aussi à s’assurer de sa neutralité en période d’élections. Les auditions devraient reprendre avec des représentants des salariés de France Télévisions et Radio France, très attendues par l'opinion publique et les médias.
Comme le souligne le quotidien Le Monde, l’avenir de cette enquête dépendra de la capacité des députés à maintenir un équilibre entre rigueur et respect, tout en évitant de tomber dans le piège de la politique spectacle.







