Entre 1 500 et 2 000 personnes se sont réunies samedi 14 février à Quiberon, dans le Morbihan, pour faire entendre leur refus face au projet de parc éolien situé au large de Belle île. Les manifestants, incluant élus et habitants, dénoncent une initiative jugée « mal ficelée » et « imposée sans consultation adéquate ».
Au sein de la foule, Philippe Le Ray, président de la communauté de communes Auray Quiberon terre atlantique, soulignait la diversité des participants : « Toutes les communes sont représentées, ce qui nous donne de la force », a-t-il déclaré, souriant sous un soleil des plus cléments.
La résistance est notable, notamment parmi les municipalités côtières comme Erdeven, Plouharnel et Carnac, mais aussi de l’intérieur, avec des communes comme Locoal-Mendon et Pluneret présentes. En revanche, la ville d’Auray, avec sa maire écologiste Claire Masson, fait exception. Celle-ci, bien que critique envers le projet dans son ensemble, a redouté d'être perçue comme « anti-éolienne ».
La mobilisation témoigne d’une inquiétude croissante au sein du public sur l’impact environnemental et esthétique d’un tel projet. Les participants soulignent que la proximité de cet éléphant éolien avec les côtes ne respecte pas les engagements de concertation et de respect des paysages, essentiels pour la région. Jean-Pierre David, un habitant de Plouharnel, exprime : « Cela représente une atteinte à notre patrimoine naturel. »
Pour les manifestants, l'unité est primordiale, surtout face aux décisions politiques qui semblent déconnectées des réalités locales. Ce rassemblement à Quiberon est un exemple frappant de l'importance de l'écoute des citoyens dans les projets d'infrastructure, un message que les autorités ne devraient pas ignorer selon des experts en urbanisme interrogés par le blog de Jeune Afrique.







