Trois jeunes ont été condamnés le vendredi 13 février par le tribunal correctionnel de Meaux (Seine-et-Marne) pour leur implication dans plusieurs vols de motos dans la région. Cette affaire a émergé suite à une folle course-poursuite avec la police.
Les accusés parcouraient l’Ile-de-France à la recherche de grosses cylindrées. Une fois repérées, les motos étaient chargées dans une camionnette aux fausses plaques d'immatriculation avant de disparaître vers un box au Plessis-Bouchard (Val-d’Oise), où elles étaient démontées.
Lors d'une nuit de novembre 2025, un conducteur, anxieux après avoir croisé les gyrophares d'une patrouille de policier de Villeparisis, a pris la fuite. À grande vitesse, il a tenté de négocier un rond-point à contresens, finissant par s'écraser contre un mur de la commune de Claye-Souilly. L'accident a été d'une violence inouïe, et le jeune homme, transporté dans un état critique à l'hôpital parisien, était en réalité porteur d'une moto volée.
Alors qu’il était admis à l'hôpital, une enquête a été ouverte sur un groupe de voleurs. Les infractions se sont déroulées à Claye-Souilly, Pontault-Combault, Champs-sur-Marne, Vaujours et Herblay, laissant dans leur sillage neuf victimes, selon Le Parisien.
« C’est comme cela que vous remerciez votre maman ? »
Ce vendredi, les jeunes hommes âgés de 18 à 22 ans ont été jugés en comparution immédiate pour des vols en réunion et association de malfaiteurs. Bien qu'ils aient reconnu leur implication dans le trafic, ils se sont tus lorsque la présidente du tribunal leur posait des questions précises. L'un d'eux a seulement indiqué avoir accepté un travail pour pouvoir rembourser des dettes.
Le plus jeune d'entre eux a en plus été jugé pour avoir agressé des policiers lors de son transport : il a mordu l’un d’eux et a tenté de s’emparer de l’arme d'un autre. "La garde à vue, ce n’est pas facile", a-t-il tenté de justifier.
À l'audience, face au substitut du procureur Alexandre Boulin, l'arrogance du prévenu a fléchi lorsque celui-ci a évoqué la peine encourue : jusqu'à dix ans de prison. "Je n’avais pas conscience de tout cela", a-t-il lâché, visiblement touché. Le ton du procureur a changé, exprimant son agacement : "Vous vous rendez compte des conséquences des actes de vol ? Avez-vous regardé trop de dessins animés durant votre enfance ?" Quand il a demandé si la mère du prévenu était présente, la réponse affirmative a fait chuter le jeune homme dans un silence pesant. "C’est comme cela que vous remerciez votre maman, qui a tout quitté pour vous offrir une vie meilleure ?" Les larmes coulaient sur le visage de la mère, tandis que son fils s'effondrait en larmes.
Les juges ont finalement condamné les trois prévenus à des peines variant de deux ans de prison avec sursis probatoire à 30 mois de prison ferme, dont 12 à purger sous bracelet électronique. De plus, des amendes de jusqu'à 4 000 euros leur ont été infligées. Trois autres complices, également interpellés, devraient comparaître pour plaider coupable dans des procédures distinctes.







