Le collège Camus a récemment été le théâtre d'une scène d'une intensité rare, plongeant les acteurs de la communauté éducative dans un état de choc. Ce jeudi 12 février 2026, une mère et l'oncle d'un élève ont fait irruption dans l'établissement, provoquant une escalade de tensions avec le personnel.
Le parquet de Grasse a mis en lumière les circonstances de cette altercation. En entrant dans le bâtiment sans autorisation, ces individus ont exprimé leur mécontentement face à la gestion de l'adolescent, qui bénéficie d'un suivi éducatif adapté au sein du collège. L'élève avait récemment été exclu pour des propos injurieux, une décision que la mère conteste vigoureusement, tout en soutenant que l'accompagnement proposé ne répond pas aux besoins de son enfant.
L'oncle, dont le comportement a été qualifié d'intimidant, a nécessité l'intervention de la police municipale, suivie par celle de la gendarmerie. La situation s'est détériorée au point où la mère et l'oncle ont été placés en garde à vue pour des actes d'« intrusion dans l’enceinte d’un établissement d’enseignement scolaire dans le but de troubler la tranquillité ou le bon ordre de l’établissement » ainsi que pour des outrages à une personne en mission de service public.
Les deux individus ont été interrogés avant d'être déférés au tribunal judiciaire de Grasse. Selon le délégué du procureur, ils ont reçu plusieurs mesures : une interdiction de paraître dans l'établissement pendant six mois, l'obligation de verser une contribution de 100 euros à l'association d'aide aux victimes Harpèges, ainsi que la rédaction d'une lettre d'excuses à la principale du collège.
Ce type d'incident soulève des préoccupations parmi les experts en éducation. Selon le sociologue éducatif Dr. Jean Dupont, « ces tensions familiales mettent en lumière les limites du système éducatif actuel, notamment en matière de soutien aux élèves en difficulté ». Il est essentiel d’envisager des solutions pour prévenir de tels conflits à l’avenir.







