Un message clair de la porte-parole du gouvernement français. Ce jeudi, Maud Bregeon a souligné qu’aucune diminution des taxes sur les carburants n'était envisagée à l’heure actuelle. Cette déclaration arrive alors que les coûts du gaz et du pétrole augmentent une nouvelle fois, notamment après des attaques visant des installations énergétiques au Qatar.
« Nous n'envisageons pas de réduire les taxes, mais nous reconnaissons les difficultés rencontrées par de nombreux secteurs économiques, y compris les transporteurs et les pêcheurs », a déclaré Maud Bregeon sur BFMTV. Elle a également précisé que le gouvernement devait faire face à des contraintes budgétaires plus strictes qu’auparavant.
Fini le « quoi qu’il en coûte »
Selon la porte-parole, les moyens financiers du gouvernement ne sont plus équivalents aux périodes de soutien massif pendant l’épidémie de Covid-19. Le gouvernement s’est engagé à maintenir le déficit public à 5 % du PIB, tout en évitant d'augmenter les impôts des citoyens.
Maud Bregeon a mis en avant que la situation actuelle « n’a rien à voir avec 2022 », lorsque les hausses de prix de l’énergie avaient fortement impacté la population après l’invasion russe de l’Ukraine.
« Porter ce discours de vérité »
En parallèle, une réunion sur la situation énergétique a été programmée avec le Premier ministre Sébastien Lecornu. L’objectif est de faire le point sur l’impact du conflit actuel en termes économiques. « Nous examinons toutes les options », a affirmé Bregeon, soulignant l’importance de transparence et de responsabilité budgétaire.
En outre, Emmanuel Macron a exprimé sa volonté d’agir pour la stabilisation de la région, en évoquant un moratoire sur les attaques contre les infrastructures civiles, notamment énergétiques, et a eu des échanges avec le président américain et l’émir du Qatar.
Les prix du pétrole et du gaz en hausse
Le prix du gaz en Europe a explosé de 35 % suite aux agressions menées contre des infrastructures énergétiques, particulièrement au Qatar. Le coût du pétrole augmente également, le Brent ayant grimpé de plus de 5 % à la suite des développements du conflit au Moyen-Orient.







