Une nouvelle réunion prévue le 7 avril pourrait être décisive pour les centaines d'élèves concernés dans la Loire. Les syndicats ont rejeté la proposition de l'Éducation nationale, suscitant l'inquiétude croissante des parents et enseignants face aux suppressions de postes.
Les négociations entre l'Éducation nationale et les syndicats d'enseignants n'ont pas abouti, obligeant à un nouveau round de discussions. L'intersyndicale dénonce la fermeture de 78 classes pour la rentrée 2026, amenant à la nécessité d'une nouvelle réunion dans quelques jours. Selon [France Bleu](https://www.francebleu.fr), plus de 300 manifestants ont exprimé leurs préoccupations devant la Direction des Services Départementaux de l'Éducation Nationale (DSDEN) à Saint-Étienne.
Frédéric Lathuillière, directeur d'une école à Saint-Priest-en-Jarez, a exprimé des réserves quant à la décision. Il a noté que bien que le nombre d'élèves inscrits ait diminué, c'est une opportunité pour alléger les classes. Il observe toutefois que la diminution des effectifs ne s'accompagne pas d'une augmentation des accompagnants d'élèves en situation de handicap. Cela pose un vrai challenge pour le bon suivi des élèves en difficiles situations. « Dans une école de Lorette, un accompagnant s'occupe de onze élèves, ce qui est tout simplement impraticable », déclare-t-il.
300 manifestants contre les suppressions de postes
Les syndicats, les parents d'élèves et les enseignants sont désespérés. Environ 300 personnes ont protesté, s'opposant fermement aux suppressions annoncées. « Nous risquons de perdre l'égalité des chances en éloignant nos élèves les plus vulnérables de l'éducation publique », s'inquiète une enseignante.
Marie Noël, professeur d'histoire-géographie au lycée Albert Thomas, a également dénoncé ces coupes, affirmant que « la suppression de classes pourrait entraîner une dégringolade du niveau d'éducation ». Elle a exprimé sa colère et son sentiment d'impuissance dans la lutte pour l'égalité des chances. « Nous nous battons pour que chaque élève ait une chance. Nous sommes frustrés par ces décisions qui entravent notre mission », souligne-t-elle.
Les syndicats tels que la CGT Educ’Action ont clairement fait savoir qu'ils sont en faveur de l'ouverture de nouvelles classes pour améliorer les conditions d'apprentissage. Le débat reste ouvert alors même que la rentrée se rapproche, avec de futurs rassemblements programmés pour faire entendre la voix de ceux qui craignent pour l'avenir de l'éducation dans la Loire.







