Avec sa chair fondante et son goût sucré, le navet s'impose comme un légume savoureux à savourer tout au long de l'année. Les premières bottes de primeurs font leur apparition sur les marchés, et le moment est venu de s'occuper des semis de printemps, qui s'étalent entre mars et juin.
Facilité des semis et récoltes rapides
Le séchage de ce légume racine, à cycle court, se réalise dans un sol léger et frais. Les graines doivent être à peine enfouies mais bien compactées avec le dos d'un râteau. Bien qu'un semis clair soit conseillé, un éclaircissage rapide est essentiel pour espacer les plants de 5 à 10 cm après levée. Les variétés printanières et estivales demandent environ deux mois de culture, tandis que celles d'automne et d'hiver peuvent rester en terre tant que le gel ne sévit pas. Les primeurs ne se conservent pas plus de trois jours au réfrigérateur ; après, ils perdent leur fermeté. Les surplus peuvent être blanchis et congelés, ou lacto-fermentés en bocaux.
Des variétés aux formes et couleurs diversifiées
Les maraîchers, grâce à des sélections minutieuses, ont produit une multitude de variétés, aux formes variées : longues, demi-longues, plates, rondes, et même en forme de marteau ou de toupie. Quant aux couleurs, elles vont du blanc au jaune, en passant par le noir et le violet. La chair, sucrée avec une texture croquante, peut parfois être forte ou piquante. Les jeunes navets se dégustent crus ou râpés, tandis que les cuits se transforment en purée, gratin, soupe ou accompagnement de viandes.
Un légume au passé humble
Autrefois, avant l'arrivée de la pomme de terre en Europe, le navet était considéré comme un légume de subsistance. Pendant des siècles, il nourrissait les populations rurales et le bétail. Ce n'est qu'au XIXe siècle que des variétés savoureuses ont revalorisé des villes comme Saulieu, Freneuse, et Nancy. Aujourd'hui, la France se place en troisième position parmi les producteurs européens de ce légume-racine, cultivé principalement en Bretagne, dans le Nord-Pas-de-Calais et en Normandie.
Ne négligez pas les fanes de vos navets ; elles sont délicieuses en velouté ou en pesto, contribuant ainsi à une cuisine zéro déchet. Quant à la mouche du chou, elle reste la principale menace pour le navet, rendant la couverture de vos cultures indispensable.







