À l'issue d'une réunion à Matignon le 17 avril, le Premier ministre a confirmé que les fleuristes et boulangers indépendants seraient autorisés à ouvrir le 1er mai. Cette décision, cependant, a laissé de côté d'autres commerces cruciaux, tels que les bouchers et charcutiers, provoquant la colère de ces professionnels.
Lors de cette rencontre, le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé que les boulangers et fleuristes artisans auraient la possibilité d’ouvrir leurs portes sur la base du volontariat. Les bouchers et charcutiers, exprimant leur frustration, plaident pour la même autorisation, soulignant comment cette situation crée un déséquilibre injustifiable. "C’est inadmissible de laisser certains métiers de bouche à l’écart", a insisté un boucher parisien dans une interview sur RTL.
Alerte sur les inégalités entre métiers de bouche
Caroline, apprentie dans une charcuterie à Paris, évoque sa réalité : "Je suis jeune, j’ai besoin d’argent. À la fin du mois, ça fait une vraie différence pour mes courses". Elle espère, comme beaucoup, que les autorités tiendront compte des impératifs économiques auxquels sont confrontés ces professionnels.
Jean-François Guihard, président de la Confédération française de la boucherie, charcuterie et traiteurs, souligne l'absurdité de cette exclusion. "Pourquoi se limiter aux boulangers et fleuristes ? L'alimentation dépasse le simple pain le 1ᵉʳ mai", déclare-t-il sur France Info. Alexis, un boucher également, se dit "lésé" par cette décision, ajoutant que la fermeture entraînait pertes et gaspillage.
Un client tempère cependant : "Je préfère acheter du pain chez le boulanger plutôt que de faire le détour par le boucher. On peut toujours s'organiser". Le gouvernement a promis d'examiner le cas d'autres secteurs après le 1er mai, soulevant des interrogations sur une éventuelle révision de cette décision.







