Les parents se trouvent souvent face à un dilemme : faut-il inclure leur enfant majeur dans leur déclaration de revenus ? À partir de quels critères cela devient-il avantageux ? Cet article apporte des éclaircissements sur cette question fondamentale.
Rattachement d'un enfant majeur : les clés de la déclaration
Une fois qu'un enfant atteint la majorité, il devient théoriquement responsable fiscalement et doit déclarer ses revenus de manière autonome. Toutefois, les parents ont la possibilité de le rattacher à leur foyer fiscal, ce qui peut apporter de réels bénéfices financiers. Pour effectuer ce rattachement, l’enfant doit adresser à ses parents une demande écrite signée.
Les parents peuvent rattacher leur enfant majeur si celui-ci avait moins de 21 ans au 1er janvier de l'année de déclaration ou moins de 25 ans s'il était encore étudiant à cette date. Cette option est aussi valable sans limite d'âge pour les enfants en situation de handicap.
Comment déclarer les revenus de votre enfant majeur ?
Lors de la déclaration, il est essentiel de cocher la case appropriée pour signifier le rattachement de l'enfant. Il est également possible de l’indiquer lors des prélèvements à la source. Les parents doivent déclarer les revenus perçus par leur enfant. Notez que certains revenus, comme les indemnités de stage, ne sont pas imposables tant qu'ils ne dépassent pas le seuil du SMIC, équivalent à 20 815 € pour 2023.
Pour les étudiants de moins de 25 ans, un montant supérieur à trois fois le SMIC mensuel (5 204 € en 2023) deviendra imposable.
Les avantages fiscaux du rattachement et de la pension alimentaire
Rattacher son enfant majeur présente de nombreux avantages. En tant que célibataire, il augmente le nombre de parts pour le quotient familial. S'il poursuit des études, des réductions d'impôts peuvent être appliquées, par exemple, 153 € pour le lycée et 183 € pour l'enseignement supérieur.
En cas de mariage ou de pacs, un abattement de 6 674 € s'applique sur le revenu imposable, bénéficiant ainsi à l'ensemble des membres de la famille rattachée. Une autre solution est d'autoriser l'enfant à faire sa propre déclaration tout en versant une pension alimentaire déductible pour les parents, dans une limite de 6 674 € ou de 3 968 € si l'enfant vit chez eux.







