À partir du printemps 2025, Paris et plusieurs communes d'Île-de-France seront à la pointe d'une lutte innovante contre le bruit en milieu urbain. Grâce aux radars anti-bruit, il est prévu d'améliorer la qualité de vie des habitants en réduisant les nuisances sonores liées à la circulation.
Une réponse à la pollution sonore
Face à l'augmentation de la pollution sonore dans les villes, certaines municipalités prennent des mesures concrètes. Les nouveaux radars, testés depuis 2021, sont équipés de capteurs acoustiques performants, capables de mesurer les niveaux sonores émis par les véhicules et d'identifier les plaques d'immatriculation des infractions. L'objectif : réduire au maximum le bruit urbain.
Une amende pour les contrevenants
La directrice de Bruitparif, Fanny Mietlick, souligne que ces dispositifs permettent de « voir » et d'analyser le bruit. À Paris, le seuil d'infraction sera fixé à 85 décibels, représentant une amende potentielle de 135 euros, soit 90 euros si réglée rapidement. Bien que la majorité des véhicules respectent cette limite, certaines motos et voitures sportives pourraient être sanctionnées. Des tests menés dans des villes comme Nice et à l'international (Genève, Berlin, Bruxelles) montrent déjà une efficacité avérée. À Genève, seul 1 % des véhicules dépassent les seuils, majoritairement des deux-roues.
Une homologation en vue
Le radar anti-bruit a été récompensé par le Décibel d'Or en 2024, saluant l'innovation et les bonnes pratiques en matière de sonorité urbaine. Prévu pour être homologué au printemps 2025, ce dispositif marquera le début d'une ère nouvelle pour la régulation du bruit à Paris et dans des villes comme Villeneuve-le-Roi.







