Le gouvernement a promis de porter les petites pensions à 1000 euros pour ceux ayant effectué une carrière complète. Bien que souvent évoquée, cette mesure n'a pas encore été mise en œuvre. Emmanuel Macron a souligné cette promesse lors de son allocution du 12 juillet, créant ainsi une attente significative chez les retraités concernés.
La proportion de retraités à faibles pensions
Actuellement, sur les 15,5 millions de retraités, près d'un tiers perçoit une pension inférieure à 1000 euros, montagnes de base et complémentaire confondues. La situation s'améliore, avec seulement 39 % des retraités touchant moins de 1000 euros en 2019, contre 54 % en 1990. La prédominance des carrières courtes, souvent liées aux interruptions professionnelles des femmes, explique largement ce phénomène. Le système de décote aggrave les inégalités : une carrière incomplète peut réduire la pension jusqu'à un quart.
Qui bénéficierait d'une augmentation à 1000 euros ?
Seules les personnes ayant complété une carrière pleine, soit entre 167 et 173 trimestres selon l'année de naissance, pourraient prétendre à cette augmentation. Actuellement, parmi les 5 millions de retraités touchant moins de 1000 euros, environ 1,8 million ont une carrière complète, ce qui représente 12 % des retraités de notre pays.
Les dispositifs existants pour compenser les petites pensions
Il existe déjà plusieurs mécanismes pour aider les retraités à faibles revenus :
- Le minimum contributif : pour les retraités du régime général, garantissant une pension de base d'au moins 645,50 euros par mois en 2021, sous condition de revenus totaux inférieurs à 1 203,37 euros.
- L'Allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA) : proposée aux personnes de 65 ans et plus ayant une carrière incomplète, cette aide vise à garantir un revenu minimal de 906,81 euros par mois pour une personne seule.
Augmenter les pensions à 1000 euros, puis à 85 % du SMIC, ajoute une dimension supplémentaire à ces dispositifs pour les individus ayant complété leur carrière.
Une avancée nécessaire ?
Cette augmentation serait effectivement bénéfique pour les 12 % de retraités percevant environ 800 euros. Cela reflète un besoin réel d'améliorer les conditions de vie de ceux ayant une carrière complète. Toutefois, la question du financement reste cruciale. Accorder des augmentations sans limites pourrait engendrer des difficultés financières à long terme, et l'inflation pourrait annuler ces avancées. En parallèle, les besoins liés à la dépendance et à l'accompagnement des personnes âgées doivent également être pris en compte.







