Le niaouli (Melaleuca quinquenervia, également connu sous le nom de Melaleuca viridiflora) fait partie des Myrtacées. Ce genre compte environ 400 espèces d'arbustes ou d'arbres persistants, courant principalement en Australie, mais également en Nouvelle-Calédonie, en Papouasie-Nouvelle-Guinée et à Madagascar où il a été introduit à la fin du XIXe siècle. Parmi ces variétés, le Tea tree est bien connu, mais le niaouli brille aussi avec ses nombreuses vertus thérapeutiques.
Le niaouli : un anti-infectieux et antiviral puissant
Le niaouli est un arbre tortueux atteignant jusqu'à 30 mètres de haut, doté d'une écorce épaisse composée de multiples couches qui s'exfolient. Les feuilles, coriaces et odorantes, mesurent entre 5 et 10 cm. En période de floraison, on peut observer des épis floraux composés d'étamines proéminentes, qui attirent une abondante pollinisation par les abeilles.
L'huile essentielle, extraite des feuilles, renferme des oxydes terpéniques (45 à 65 % d'1,8-cinéole), des monoterpènes (5 à 15 % d'α et β-pinènes) ainsi que des composants aux propriétés variées.
Les propriétés médicinales du niaouli
Les vertus anti-infectieuses et antivirales du niaouli sont largement reconnues en aromathérapie. Elle est particulièrement efficace pour affronter les infections respiratoires comme la grippe, le rhume ou la sinusite. À Madagascar, elle est connue comme fébrifuge et aide à apaiser les symptômes grippaux.
En stimulant le système immunitaire, l’huile essentielle aide à prévenir les infections ORL, agissant efficacement contre des agents pathogènes comme le staphylocoque ou l’Escherichia coli. Elle est aussi bénéfique pour les infections cutanées, telles que l'herpès ou le zona, et améliore certains problèmes de peau comme l'acné ou l'eczéma.
Sa découverte a été attribuée à un industriel français à Gomen, qui a créé la marque "Goménol" au XIXe siècle. Ce dernier a mis en lumière ses propriétés cicatrisantes, qui aident aujourd'hui à soulager les brûlures et les symptômes dus à la radiothérapie.
- Par voie orale : 2 gouttes, 3 fois par jour sur un support neutre pour les infections ORL.
- En inhalation : 6 gouttes dans un bol d'eau frémissante pendant 10 minutes pour la sinusite.
- En diffusion : 4 à 5 gouttes près d'une source de chaleur pour prévenir les infections respiratoires.
- En application cutanée : diluée dans une huile végétale pour les infections cutanées et les jambes lourdes.
Recette d'un mélange immunostimulant pour la saison froide
Les huiles essentielles peuvent être particulièrement efficaces lorsqu'appliquées sur la peau, car elles pénètrent rapidement, offrant ainsi une stimulation immunitaire efficace. Dans son ouvrage Au comptoir de l’herboriste, le Dr Christine Cieur partage une recette d’onyction aromatique préventive contre les maladies hivernales.
- 40 gouttes d'HE de niaouli
- 40 gouttes d'HE de ravintsara
- 40 gouttes d'HE de pin sylvestre
Mélanger ces huiles dans un flacon opaque avec 10 ml d'huile végétale vous permettra de bénéficier de ce complexe pendant 2 ans. Pour les adultes, utilisez-la :
- En prévention : 1 goutte le matin, 5 jours par semaine sur le pli du coude ou le poignet.
- En curatif : 5 gouttes sur la voûte plantaire ou la zone douloureuse 2 à 4 fois par jour.
Pour l'utilisation des plantes médicinales, il est crucial de demander conseil à un professionnel. Cela est particulièrement important pour les enfants, les femmes enceintes ou toute personne prenant des médicaments.
* Editions Terre vivante - 13 septembre 2022 – 120 pages – 15 €







