Malgré les demandes pressantes des chefs d'entreprise, le ministre des Comptes publics, David Amiel, a confirmé le 22 mai 2026 que les allègements de charges patronales sur les bas salaires ne seront pas augmentés en même temps que le Smic.
Lors d'une intervention sur TF1, Amiel a déclaré : « Au 1er juin, le gouvernement a décidé de ne pas augmenter l’enveloppe budgétaire dédiée aux allègements généraux, qui reste à 74 milliards d’euros pour l'année. » Cette annonce fait suite à la confirmation d'une hausse de plus de 2% du Smic, initialement prévue pour le 1er juin.
Amiel a souligné que ces décisions visent à cibler les aides, en pleine crise, plutôt qu’à élargir l’enveloppe budgétaire : « Nous avons choisi d’engager des aides ciblées et financées. » Une augmentation des allègements serait jugée peu efficace, offrant des bénéfices à des entreprises en difficulté ainsi qu'à celles qui prospèrent durant cette crise, d'après son analyse.
Le coût de la guerre : un facteur aggravant
Le ministre a précisé que le coût des conséquences de la guerre, notamment en raison de conflits au Moyen-Orient, pourrait dépasser les six milliards d'euros, initialement estimés. « Le conflit semble s’enkyster dans le détroit d'Ormuz, aggravant encore notre situation économique », a-t-il constaté.
Alors que la situation économique générale soulève des inquiétudes, certains experts comme ceux du Monde craignent une double peine pour les entreprises, entre l'augmentation des salaires et le gel des allègements de charges. « Nous observons un climat de tension croissante parmi les chefs d'entreprise, inquiets de cette pression financière », a déclaré un représentant d'une organisation patronale.
Enfin, alors que le FMI a révisé sa prévision de croissance pour la France à 0,7 %, David Amiel a insisté sur le fait que le pays n’est pas au bord d’une récession, mais « nous tenons mieux que d'autres nations européennes », a-t-il conclu.







