À partir de 2025, de nombreux retraités pourraient ne pas avoir à s'acquitter de la taxe foncière, sous certaines conditions liées à leur âge et à leurs revenus. Cette exonération arrive à point nommé, alors que cet impôt devrait augmenter de 1,7 % cette année-là.
Pour les 33 millions de propriétaires en France, la taxe foncière constitue souvent une dépense conséquente, particulièrement à l’automne. Après une forte hausse durant les deux dernières années, attribuée à l'inflation, il est essentiel de connaître les dispositifs d'exonération disponibles.
L'exonération liée à l'âge
Les propriétaires de plus de 75 ans, à compter du 1er janvier 2025, peuvent se voir exonérés de taxe foncière. Cette exonération est soumise à des critères de revenus : le revenu fiscal de référence pour 2024 ne doit pas dépasser 12 704 € pour une personne seule, et 19 490 € pour un couple, avec un supplément de 3 393 € par demi-part supplémentaire. À noter qu'elle est automatique et qu'il suffit qu'un seul membre du couple remplisse la condition d'âge.
L'exonération liée à la situation du propriétaire
Les bénéficiaires de l'allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA), soit près de 700 000 personnes, sont également dispensés de cette taxe. Pour être éligible à l'ASPA, qui peut aller jusqu'à 1 012,12 € pour une personne seule, il faut avoir au moins 65 ans et respecter les conditions de ressources. L'ASPA constitue une allocation, non une pension de retraite, permettant d'atteindre un minimum de ressources. À noter que ce montant est récupérable sur la succession si celle-ci dépasse 105 300 €.
Un abattement de 100 euros pour les retraités
Les personnes âgées de 65 à 75 ans, sous condition de ressources similaires à celles de l'exonération, peuvent bénéficier d'un dégrèvement de 100 euros sur leur taxe foncière. Cette réduction est également automatique.
Il est crucial de souligner qu’un impôt local demeure à payer même en cas d'exonération : la taxe d'enlèvement des ordures ménagères (TEOM).







