Comme beaucoup de nations, la France a recours à l'emprunt pour financer ses initiatives publiques, faire face à un déficit budgétaire ou refinancer sa dette. L'État français emprunte essentiellement sur les marchés financiers, où divers investisseurs se portent acquéreurs de titres de dette.
Pourquoi la France a besoin de fonds ?
Les besoins financiers de la France proviennent principalement des dépenses publiques, qui incluent les salaires des fonctionnaires, les retraites, la santé et bien d'autres secteurs essentiels. Chaque année, un budget national est élaboré, mais il arrive souvent que les dépenses surpassent les recettes générées par les impôts et taxes. Pour combler ce déficit, l'État doit emprunter.
En période de crise, comme celle provoquée par la pandémie de Covid-19, l'emprunt s'avère être un outil comptable et économique qui peut soutenir l'activité économique et la population. En empruntant, l'État répartit aussi le coût des projets d'infrastructure sur les générations futures, lesquelles bénéficieront de ces investissements.
Qui sont les prêteurs de la France ?
La France n'a pas un prêteur unique. Elle sollicite divers acteurs sur les marchés financiers pour financer sa dette. Parmi ses principaux prêteurs figurent :
- Les investisseurs institutionnels : Ils comprennent des banques, des compagnies d'assurance, des fonds de pension, qui voient dans les obligations d'État un placement sûr et rentable.
- Les investisseurs étrangers : Bon nombre d'obligations françaises sont acquises par des banques centrales, fonds souverains et autres institutions internationales, attirés par la stabilité offerte par la France.
En outre, les particuliers, bien que minoritaires, peuvent également contribuer à la dette publique, souvent à travers des produits d'épargne comme les assurances vie ou les fonds d'investissement.
Le mécanisme de l'emprunt public
La gestion de la dette publique est orchestrée par l'Agence France Trésor (AFT), qui veille à obtenir le meilleur coût possible pour l'État tout en maintenant un équilibre de la dette. La France émet principalement des obligations d'État, en proposant aux investisseurs le remboursement du capital à une date échue, avec paiement d'intérêts à intervalles réguliers.
Ce système complexe repose sur la confiance des investisseurs, tant nationaux qu'internationaux. En cas de perte de confiance, cela pourrait conduire à des taux d'intérêt plus élevés et, par conséquent, à une augmentation de la charge de la dette.







