Le riz brun, souvent vanté pour ses bienfaits nutritionnels, cache un inconvénient majeur : une teneur plus élevée en arsenic. Cet article se penche sur une nouvelle étude qui dévoile les risques associés à cette consommation apparemment bénéfique.
Les enjeux de l'arsenic
L'arsenic, un élément chimique naturellement présent dans l'environnement, est reconnu pour ses effets nocifs sur la santé. Selon le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), cet élément est classé comme cancérogène. Des études ont démontré que l'exposition prolongée à l'arsenic peut entraîner des lésions cutanées et augmenter le risque de cancer, comme le souligne l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Les femmes enceintes peuvent également transmettre ces risques à leur enfant.
Liens avec les troubles du développement
Une recherche récemment publiée dans Frontiers in pediatrics a mis en lumière des corrélations entre l'exposition aux métaux lourds, y compris l'arsenic, et l'apparition de troubles du spectre autistique chez les enfants. Bien que les résultats soient encourageants, les mécanismes restent à comprendre.
Surveillance de la consommation
Il est crucial de faire attention à la consommation d'arsenic, principalement lié à l'eau contaminée. Les variétés de riz, notamment le riz brun, accumulent cet élément chimique, principalement dans leur enveloppe. Une étude de l'université du Michigan a révélé des niveaux d'arsenic de 0,23 microgrammes par kilogramme pour le riz blanc et de 0,28 microgrammes pour le riz brun, qui renfermait en moyenne 2,1 microgrammes d'arsenic par kilogramme dans le son.
Les enfants de moins de cinq ans, qui consomment des quantités importantes de riz, risquent de s'exposer à des doses plus élevées d'arsenic, en particulier avec le riz brun. Par exemple, les jeunes enfants âgés de six à 24 mois pourraient ingérer jusqu'à 0,59 microgramme d'arsenic par kilogramme de poids corporel chaque jour. Les effets de cet élément sur le développement cognitif ne peuvent être négligés.
Cette étude ouvre la voie à d'autres investigations sur la présence d'arsenic dans les aliments, un sujet qui mérite une attention renforcée par rapport à l'eau potable traditionnellement scrutée.







