Lors du conseil des ministres de ce jeudi, le gouvernement a acté la suspension de la réforme des retraites via une lettre rectificative. Ce document de 13 pages, accessible aux médias, dévoile des éléments importants concernant le financement de ce gel.
Les nouvelles modalités de départ à la retraite
La lettre précise que les générations 1964 à 1968 pourront partir à la retraite trois mois plus tôt que prévu. Par exemple, ceux nés en 1964 pourront partir à 62 ans et neuf mois, contre 63 ans initialement prévu. De plus, la durée d'assurance exigée pour une retraite à taux plein sera réduite d'un trimestre pour les générations 1964 et 1965, passant respectivement à 170 et 171 trimestres.
Un coût de suspension ajusté
Une surprise significative réside dans le coût de cette suspension. Alors que 400 millions d'euros avaient été anticipés, le chiffre pour 2026 s'élèverait finalement à 100 millions d'euros. En 2027, le montant pourrait atteindre 1,4 milliard d'euros, au lieu de 1,8 milliard. Cette variation des coûts n'est pas encore expliquée, mais il se pourrait qu'elle découle d'une exclusion des carrières longues de la suspension, selon Le Parisien.
Financement de la suspension et impacts
La lettre indique également que cette suspension sera financée par une taxe exceptionnelle sur les complémentaires santé, laquelle passera de 2,05 % à 2,25 % en 2026. Pour 2027, le gouvernement a prévu une sous-indexation des pensions, de 0,9 point au lieu de 0,4, impactant les retraités après le gel de 2026.
Les membres du Parti Socialiste ont exprimé peu de surprise quant à ces décisions, notant que le gouvernement ne semble pas envisager de contribuer par une taxation sur les hauts revenus. Ils comptent sur le débat parlementaire pour examiner d'autres options de financement.
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