Oublier l'existence d'un compte bancaire est un phénomène courant, surtout lorsqu'il n'est plus alimenté. Vous êtes-vous déjà demandé si de l'argent dormait quelque part à votre insu ? La bonne nouvelle, c'est qu'il est désormais plus facile que jamais de le vérifier.
À la fin de l'année 2016, environ 5,5 millions de comptes bancaires inactifs ont été transférés aux autorités, sans compter les produits d'épargne. Ces oublis sont souvent causés par :
- Une inactivité prolongée (12 mois sans mouvements).
- Des changements de situation personnelle (déménagement, décès, séparation).
- Une multiplicité de contrats bancaires, rendant le suivi difficile.
Sur quel site vérifier mes comptes oubliés ?
Pour retrouver un éventuel compte bancaire oublié, vous pouvez utiliser le nouveau système en ligne. Jusqu'au 5 janvier 2025, la Cnil était chargée de gérer ce processus. Maintenant, c'est l'administration fiscale qui s'en occupe, rendant la démarche plus accessible.
Il vous suffit de visiter www.impots.gouv.fr. Ce service est gratuit et s'appuie sur le fichier national des comptes bancaires, connu sous le nom de Ficoba.
Comment vérifier en trois étapes faciles
Voici comment procéder, à condition d'être titulaire du compte, tuteur, curateur ou héritier :
- Connectez-vous à "Votre espace particulier" avec votre numéro fiscal et votre mot de passe.
- Cliquez sur "Autres services".
- Dans le Ficoba, consultez les informations sur vos comptes enregistrés.
Quels types de comptes puis-je retrouver ?
Ficoba répertorie tous les comptes bancaires ouverts en France, y compris :
- Comptes courants
- Produits d'épargne
- Livrets
- Comptes-titres
- Coques-forts locatifs
Ce fichier offre également des informations détaillées, telles que les opérations d'ouverture, de modification, et de clôture des comptes, incluant les noms des banques et les identités des titulaires. Cependant, il ne divulgue ni le solde ni le détail des opérations. Remarquez que les données sont conservées durant toute la vie du compte et jusqu'à 10 ans après sa clôture.







