Maromme, les enjeux d'une situation urgente
Le 30 mars 2026, à Maromme, Sébastien Menant, 46 ans, a décidé d'entamer une grève de la faim devant l'agence des assurances AXA, après que sa maison ait brûlé en janvier 2025. Les travaux de réparation de son domicile ne sont pas achevés et la prise en charge de son relogement par AXA doit s'achever le 11 avril, laissant sa famille dans une situation précaire.
La situation a poussé cet agent portuaire, actuellement en arrêt de travail, à s'installer avec sa tente devant l’agence AXA, où il a affiché des messages percutants tels que "AXA, incendie, une famille sans toit". Il est marié et père de deux enfants, une adolescente de 19 ans et un garçon de 11 ans. Leur assurance a initialement pris en charge le relogement pendant 13 mois dans un logement temporaire à Saint-Pierre-de-Varengeville, mais la fin de cette aide soulève de sérieuses inquiétudes.
Sébastien Menant accuse AXA de retards dus à une gestion défaillante de son dossier. Selon lui, l'expert d'AXA a systématiquement diminué les devis des artisans, entraînant des retards dans le commencement des travaux, que ce soit à la fois en termes de réparations et de relogement. Des déclarations corroborées par l'association des victimes d'incendie qui a récemment alerté sur les obstacles rencontrés par des assurés face au traitement des sinistres.
Avec des travaux qui devraient se prolonger jusqu'à juillet, ce père de famille se démène pour obtenir une prolongation d'aide pour pouvoir maintenir un logement digne pour ses enfants. Ses revendications lancent une réflexion plus large sur les responsabilités des compagnies d'assurance lors de sinistres tragiques.
Contactée, AXA a confirmé qu'une enveloppe de 410 000 euros avait déjà été allouée pour les réparations, portant le total à 577 000 euros, incluant les coûts des expertises et du relogement. La situation est suivie de près, assure la direction, tout en précisant que les travaux se poursuivent.
Alors que la pression monte, Sébastien Menant espère voir sa situation améliorée et invite les autres assurés à s’unir pour défendre leurs droits, mettant une fois de plus en lumière la fragilité des familles face à des incidents de la vie courante.







