Trois Casques bleus indonésiens ont perdu la vie récemment dans le sud du Liban, une région dévastée par les affrontements entre Israël et le mouvement Hezbollah soutenu par l'Iran. En réaction, la France a demandé une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU, prévue ce mardi à 10 heures. Cette demande survient alors qu'Israël a intensifié ses opérations militaires, élargissant sa « zone de sécurité » au Liban.
La Force intérimaire des Nations Unies au Liban (Finul) a annoncé qu'elle enquête sur la mort des deux soldats, tués lorsque leur véhicule a été frappé par une explosion non identifiée à proximité de Bani Hayyan. Ce tragique événement a également fait deux blessés. Un autre Casque bleu ayant perdu la vie dans des circonstancessemblables a été rapporté par la Finul dimanche.
Le Liban entraîné dans la guerre
Les circonstances entourant ces décès sont préoccupantes. L'armée israélienne a déclaré sur Telegram qu'une enquête est en cours pour déterminer si ces tragédies résultent d'actions de l'armée israélienne ou du Hezbollah. De son côté, le Hezbollah a revendiqué plusieurs attaques contre des positions israéliennes dans la région.
Depuis le 2 mars, suite à une offensive du Hezbollah en réponse à la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei, les tensions sont à leur comble. Les frappes israéliennes ont causé plus de 1 200 décès et 3 600 blessés, selon le ministère de la Santé libanais.
Réactions officielles
Jean-Noël Barrot, ministre français des Affaires étrangères, a qualifié ces événements de « gravissimes », évoquant également des incidents similaires impliquant des soldats français de la Finul. Il a rapporté des « intimidations » de la part des forces israéliennes dans la zone de Naqoura.
Le président libanais Joseph Aoun a condamné toute agression envers la Finul et a exprimé son soutien au général Diodato Abagnara, tout en cherchant à relancer le dialogue avec Israël. Cependant, le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a ordonné à l'armée de continuer à étendre sa zone d'opération dans le sud du Liban, aggravant encore la situation déjà tendue.







