Une soixantaine d'anciens employés du groupe Brandt, autrefois un symbole de l'électroménager français, prévoient de porter la question devant les tribunaux. Leur avocat, Me Fiodor Rilov, a confimé à l'AFP que ces actions visent à contester la liquidation de leur entreprise en décembre dernier.
"Deux actions en justice sont sur le point d'être lancées dans les semaines à venir" a-t-il révélé, en précisant que les licenciements sont jugés "abusifs" par les travailleurs concernés. Selon les avocats, ces mesures visent à obtenir réparation suite à la disparition d'une entreprise au patrimoine industriel riche.
Avant sa liquidation, Brandt avait connu une histoire tumultueuse avec plusieurs changements de propriétaires, passant de l'Israélien Elco à l'Espagnol Fagor, puis racheté en 2014 par le groupe algérien Cevital. Ce dernier, affichant un chiffre d'affaires de 4 milliards d'euros, est maintenant dans le collimateur des ex-salariés.
"La première action judiciaire sera une procédure prud'homale pour contester les licenciements, signalait Me Rilov, soulignant que ces derniers interviennent dans un contexte troublant qui aurait pu être évité si Cevital avait agi différemment." Parallèlement, une action en responsabilité civile est également envisagée devant le tribunal judiciaire d'Orléans.
Les ex-salariés, qui ressentent une colère légitime, cherchent à obtenir une reconnaissance symbolique, mais aussi des indemnités qui, bien que limitées, pourraient aider à apaiser le préjudice subi.
Une réunion de suivi est programmée ce samedi à Saint-Ouen, près de l'ancienne usine de Vendôme, qui employait environ 90 personnes. La majorité des participants seront des anciens employés représentés par Me Rilov.
Le groupe emblématique, ayant englobé des marques comme Vedette et De Dietrich, comptait encore 700 employés en décembre dernier. En mars, les enseignes et le stock de l'entreprise avaient été cédés à Cafom, un distributeur d'équipements pour la maison, pour un montant de 18,6 millions d'euros.







