Selon un rapport obtenu par franceinfo, les distributeurs de carburants en France affichent aujourd'hui des marges brutes supérieures à celles d'avant la guerre au Moyen-Orient. Ce document, diffusé le 24 avril, soulève des inquiétudes sur les conséquences économiques pour les consommateurs.
Actuellement, la marge brute moyenne est de 33,6 centimes par litre de gazole et quasiment 30 centimes pour l'essence, en hausse par rapport à 30 centimes en début d'année. Ces marges servent à couvrir non seulement les frais de transport, mais aussi les salaires des employés. Il est crucial de faire la distinction entre la marge brute et la marge nette, cette dernière étant considérablement plus basse.
De nombreux distributeurs affichent des marges encore plus élevées, atteignant jusqu'à 50 centimes par litre, avec des entreprises telles que Total Energies, ENI, Esso, AVIA, Carrefour Market, et Intermarché prenant les devants. Une analyse de ce phénomène est inquiétante, comme l'indique un conseiller du gouvernement qui décrit cette situation comme "des faits inadmissibles".
Le gouvernement, alerté par ces chiffres, a récemment suggéré un projet de décret pour plafonner ces marges, provoquant la colère des distributeurs eux-mêmes. La situation soulève des questions sur la régulation de ce secteur et la nécessité de protéger les consommateurs en période d'incertitude économique.







