La Bourse de Paris a enregistré une baisse de 1,03% mardi, effaçant une partie des gains réalisés précédemment. Les investisseurs semblent privilégier les prises de bénéfices, influencés par un statu quo au Moyen-Orient et des commentaires d'une membre de la Banque centrale européenne (BCE) concernant des risques d'inflation.
L'indice phare a lâché 85,15 points, se maintenant à 8.173,11 points. Au cours de la séance précédente, le CAC 40 avait connu une hausse notable de 1,76%, atteignant 8.258,26 points, stimulé par un regain d'espoir concernant des avancées diplomatiques au Moyen-Orient.
Les secteurs financiers ont dû composer avec les répercussions d'une "nouvelle volte-face de Donald Trump", comme l’a souligné Mabrouk Chetouane de Natixis, ce qui a contribué à l’incertitude ambiante.
De son côté, l'Iran a accusé les États-Unis de violation du cessez-le-feu suite aux frappes américaines dans le sud du pays, venant contrarier les initiatives de paix en cours. Les tensions, bien que réduites depuis le 8 avril, n'ont pas disparu, comme en témoigne le blocage du détroit d'Ormuz, faisant grimper les prix du pétrole.
Le Brent, référence mondiale, se rapprochait de la barre des 100 dollars, affichant une hausse de 3,86% à 99,85 dollars le baril, alors que le retour à l'équilibre de l'offre pétrolière semble s'éloigner.
Les marchés ont aussi été sensibles aux propos d'Isabel Schnabel, membre de la BCE, qui a évoqué des risques d'inflation. Elle a déclaré qu'elle soutiendrait une augmentation des taux d'intérêt même en cas d'accord concernant le conflit en Iran. Kathleen Brooks, directrice de recherche chez XTB, estime qu'il y a actuellement 90% de chance d'une telle hausse lors de la prochaine réunion de la BCE.
Sur le marché obligataire, le rendement des obligations françaises à dix ans a légèrement augmenté pour atteindre 3,59% contre moins de 3,56% la veille.
Dans ce climat d'incertitude, STMicroelectronics, fleuron des microprocesseurs franco-italiens, a été le plus grand gagnant du jour, avec une hausse de 3,14%, atteignant 59,84 euros. Le secteur technologique et l'intelligence artificielle continuent de stimuler les marchés, notamment avec l'entrée imminente de SpaceX au Nasdaq, un événement d'une ampleur inédite.
Blackrock a commenté que les infrastructures et les équipements supportant l'IA, tels que les semi-conducteurs et les centres de données, sont bien positionnés pour bénéficier de cette dynamique—quels que soient les futurs gagnants ou perdants dans le domaine de l'IA.
En revanche, le titre Hermès, le plus onéreux du CAC 40, a enregistrer une chute de 3,27%, tombant à 1.596,50 euros.







