Le ministre de l'Industrie a annoncé ce mercredi que le gouvernement dédiera une somme significative de 150 millions d'euros pour assister les industriels du secteur chimique français, éprouvé par la montée incessante des tarifs énergétiques, aggravée par des tensions internationales, notamment dues à la guerre au Moyen-Orient. Cette déclaration a été faite à l'issue d'une rencontre avec les principaux acteurs du secteur.
Cette stratégie vise les sites industriels de chimie qui sont particulièrement consommateurs de gaz et de pétrole, des ressources dont les prix ont explosé suite à la crise au Moyen-Orient, notamment à cause du blocage du détroit d'Ormuz.
"C'est un besoin que la chimie a mis en avant depuis plusieurs mois", a souligné Sébastien Martin. Le mécanisme de compensation carbone a été "approché et validé par le Premier ministre dès cette année" pour soutenir les installations chimiques qui consomment de plus en plus d'électricité.
une aide ciblée pour les sites industriels
Le ministre a précisé que l'aide pourrait aller de 5 à 10 millions d'euros pour certains sites. Ce secteur fait face à des défis colossaux : une concurrence internationale accrue, la hausse des coûts de l'énergie due aux tensions géopolitiques, et une pression réglementaire intense, comme l'a indiqué le ministère des Finances. La chimie est essentielle pour l'économie française, représentant près de 230.000 emplois directs et 4.400 entreprises à travers le pays; cependant, "4.000 à 5.000 emplois sont menacés sans ce soutien", a précisé Bercy.
La subvention vise à "favoriser l'électrification des usines chimiques, pour renforcer la compétitivité durable et la résilience, tout en diminuant notre dépendance au gaz et au pétrole, particulièrement pour les sites de production d'engrais".
Pour rappel, le mécanisme de compensation carbone est un dispositif de soutien aux industriels soumis à une concurrence internationale, permettant de compenser le coût de la taxe carbone appliquée sur l'électricité en Europe. Cette initiative vise non seulement le secteur chimique, mais aussi d'autres industries comme la sidérurgie et la production d'aluminium, conformément aux plans récents énoncés par le ministère des Finances. Ces efforts s'inscrivent dans une démarche plus large de protection des industries sensibles face aux fluctuations globales.







