Les marchés boursiers à l'échelle mondiale ont enregistré une progression notable vendredi, soutenus par l'espoir d'un accord imminent entre les États-Unis et l'Iran concernant le conflit au Moyen-Orient, tout en profitant d'un regain d'enthousiasme pour le secteur technologique.
En Europe, les principaux indices ont terminé quasiment à l'équilibre, avec Londres cédant légèrement (-0,09%), tandis que Paris reculait de 0,07%. En revanche, Francfort a enregistré une hausse de 0,05% et Milan a progressé de 0,42%.
À Wall Street, les trois principaux indices ont atteint de nouveaux sommets : le Dow Jones a grimpé de 0,72% pour atteindre 51.032,46 points, le Nasdaq a enregistré une progression de 0,20% à 26.972,62 points, et le S&P 500 a avancé de 0,22% à 7.580,09 points.
Les analystes de Briefing.com soulignent que les marchés bénéficient « d'un vent d'optimisme concernant un possible accord de paix » entre Washington et Téhéran. Alors que l'on craignait une impasse dans les négociations, des sources à Washington indiquent qu'un cadre d'accord est envisagé, proposant une prolongation de 60 jours du cessez-le-feu en vigueur depuis le 8 avril, avec l'approbation finale devant être obtenue du président américain.
Cette perspective a entraîné une chute des cours du pétrole, atteignant des niveaux rarement observés depuis un mois et demi, ce qui pourrait atténuer les tensions inflationnistes. Cependant, Art Hogan de B. Riley Wealth Management tempère l'enthousiasme en précisant que l'Iran a critiqué les "demandes excessives" des États-Unis.
« Les discussions entre Américains et Iraniens progressent, mais sans avancée tangible », constate Xavier Chapard de LBP AM, qui ajoute que malgré cela, « les marchés voient le verre quasiment plein ».
Les investisseurs semblent ignorer les signaux économiques alarmants qui émergent dans les grandes économies, où l'activité économique diminue et l'inflation remonte, perturbée par la hausse des prix du pétrole due au conflit en cours.
Aux États-Unis, l'indice PCE a atteint des niveaux inquiétants, affichant une inflation de 2,4% en mai, en hausse par rapport à 2,2% en avril, notamment à cause des coûts de l'énergie. En France, la situation économique n'est pas plus reluisante, avec un recul de 0,1% du PIB au premier trimestre, et l'inflation qui continue d'augmenter.
Sur le marché pétrolier, les anticipations d'un retour à la normale dans le détroit d'Ormuz, qui représente 20% de l'approvisionnement mondial en hydrocarbures, influencent les prix. Le Brent a chuté de 1,77% à 92,05 dollars, perdant plus de 11% sur la semaine, tandis que le West Texas Intermediate a cédé 1,73% à 87,36 dollars.
Du côté des taux d'intérêt des emprunts d'État, une stabilité prédomine. Aux États-Unis, le rendement des bons du Trésor à dix ans a atteint 4,44%. En Europe, le taux de l'emprunt allemand à dix ans s'établit à 2,94%.
Les marchés continuent de spéculer sur un relèvement des taux directeurs de la zone euro attendu lors de la prochaine réunion de la Banque centrale européenne, prévue pour la mi-juin. Sur le marché des changes, le dollar est resté stable par rapport à l'euro, s'établissant à 1,1661.
Dell fait sensation après ses résultats
Dernièrement, l'action de Dell a connu un bond spectaculaire, augmentant de 32,77% pour atteindre 420,94 dollars. Ce regain d'intérêt s'explique par des performances financières bien meilleures que prévu, avec un chiffre d'affaires du premier trimestre en hausse de près de 88% par rapport à l'année dernière, s'élevant à 43,84 milliards de dollars. Les revenus de ses serveurs d'intelligence artificielle ont encore plus impressionné, augmentant de huit fois par rapport à l'année précédente. Art Hogan souligne que « la révolution de l'IA semble gagner d'autres acteurs au-delà des géants traditionnels des semi-conducteurs ».







