Lors du sommet de l'Otan à Ankara, Donald Trump a tenté de concilier tensions passées et unité des alliés, déclarant qu'il y avait "beaucoup d'amour dans la pièce". Ce discours a été bien accueilli par ses homologues.
À l’issue de cette rencontre, les 32 pays membres ont réaffirmé leur attachement à la clause d’assistance mutuelle, fondement de l’Alliance, rappelant que "toute attaque contre un allié est une attaque contre tous". Ce soutien est particulièrement crucial dans le contexte actuel, marqué par la guerre en Ukraine.
Friedrich Merz, chancelier allemand, a noté qu'il rentrait avec le sentiment d'une Otan renforcée et plus soudée, une vision partagée par Trump, qui a salué la force de leadership d’Erdogan.
Cependant, ses remarques passées ont refait surface lorsqu'il a exprimé son mécontentement quant à l’action de l’Otan face à l’Iran, et sa frustration sur l’épineux dossier du Groenland. "C'est un grand problème pour nous, mais pas pour le Danemark", a-t-il dit.
La tension s’est également cristallisée lors de ses critiques à l’égard de l'Espagne, qualifiée de "cause perdue", malgré l’assurance du Premier ministre Pedro Sánchez d’un échange courtois entre les deux nations.
Le secrétaire général de l'Otan, Mark Rutte, a insisté sur l'importance de préserver l’unité de l’Alliance, même si des frictions subsistent, tandis que des débats sur le partage des responsabilités continuent.
Le sommet a également été marqué par une rencontre clé entre Trump et le président ukrainien Volodymyr Zelensky, où il a promis de permettre à Kiev de produire des missiles Patriot, vitaux pour leur défense contre les frappes russes.
Le prochain sommet de l'Otan est programmé pour se tenir en Albanie, mais des sources diplomatiques suggèrent qu'il pourrait être judicieux de modérer la fréquence des réunions, compte tenu des possibles réactions imprévisibles de Trump.







