Pas d’augmentation générale des salaires dans la fonction publique en 2026, une décision qui suscite l'indignation des syndicats. Les raisons financières avancées par Bercy pour justifier ce choix, bien que des propositions ciblées aient été faites, n'ont pas apaisé le mécontentement. Après seulement deux heures de négociation, les syndicats ont décidé de claquer la porte, appelant à une mobilisation massive à la fin septembre.
En tout, près de 6 millions d'agents publics ressentent les effets d'une stagnation salariale, alors que les mesures générales concernant leur rémunération sont absentes. Ce gel de la valeur du point d’indice, sur lequel se base une partie de leur salaire, dure depuis trois années. De plus, la suppression d'une prime destinée à soutenir le pouvoir d’achat et le plafonnement des grilles indiciaires aggravent leur situation.
Une revalorisation jugée insoutenable
Selon les estimations fournies par le ministre des Comptes publics, une revalorisation uniforme de 1 % du point d’indice impliquerait un coût d'environ 2,4 milliards d’euros pour l'État, une somme considérée comme « inenvisageable ». Ce constat ne satisfait cependant pas Caroline Chevé, secrétaire générale de la FSU, qui déclare : « Le gouvernement continue de fermer les yeux sur notre situation. »
Christian Grolier, secrétaire général de Force ouvrière fonction publique, renchérit en soulignant l'absence totale de mesures pour 2026, tant pour le secteur territorial que hospitalier. Il mentionne que malgré ces problèmes, des ressources existent. Christophe Delcourt, de la CGT, conteste fermement les arguments budgétaires, rappelant que le gouvernement a accordé 211 milliards d'euros d'aides aux entreprises sans conditions. Gaëlle Martinez, représentant de Solidaires Fonction publique, conclut en affirmant que la responsabilité d'agir repose désormais sur le gouvernement.







