L'or noir du Venezuela : entre tensions géopolitiques et promesses américaines

Malgré des tensions croissantes, l'Opep+ demeure stable en période de crise.
L'or noir du Venezuela : entre tensions géopolitiques et promesses américaines
Les pays membres de l'OPEP peinent à réduire leur production de pétrole. - SPENCER PLATT / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP
Malgré la tourmente politique, l'Opep+ maintient le cap sur sa production pétrolière face à la crise.

Dans un contexte de tensions croissantes entre l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, les pays membres de l'Opep+ ont convenu de maintenir une production stable de pétrole. Cette décision intervient juste après l'arrestation spectaculaire du président vénézuélien, Nicolás Maduro, par les autorités américaines.

La réunion d'hier des principaux producteurs de pétrole, qui inclut des pays influents comme la Russie, le Koweït et l'Irak, a eu lieu alors que les prix du pétrole subissaient une chute significative de plus de 18% en 2025, la plus forte depuis trois ans. Les experts pointent du doigt les appréhensions concernant une surproduction persistante sur le marché mondial.

En effet, l'Opep+ avait précédemment décidé d'augmenter ses objectifs de production de près de 2,9 millions de barils par jour entre avril et décembre 2025, représentant environ 3% de la consommation mondiale. Cependant, cette dynamique a été perturbée par des incertitudes géopolitiques récentes. Un délégué a mentionné que la situation du Venezuela n'a pas été discutée durant cette réunion en ligne, bien qu'elle reste essentielle dans la balance mondiale de l'énergie.

Le Venezuela, riche en ressources pétrolières avec les plus grandes réserves au monde, a vu sa production décliner dramatiquement en raison de sanctions et de mauvaise gestion. Selon les experts de Le Monde, il est peu probable que la production du pays se redresse significativement dans un avenir proche, même avec de nouvelles promesses d'investissements par des compagnies américaines, soutenues par le président Donald Trump, qui aspirent à une gestion plus efficace de ses ressources.

Ce dernier a récemment annoncé que des milliards de dollars seraient alloués pour aider à l'exploitation des ressources pétrolières vénézuéliennes, tout en laissant entrevoir un soutien aux responsables en place, à condition qu'ils prennent des décisions bénéfiques pour le pays. Ce nouvel angle crée un débat autour de l'éthique et de l'impact de telles interventions sur la souveraineté vénézuélienne.

La prochaine réunion de l'Opep+ est prévue pour le 1er février, moment où l'on s'attend à un scrutin plus attentif sur la situation du Venezuela et sur la réaction du marché face à ces récentes évolutions politiques et économiques.

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