Après trois longues années d'attente, la programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE) sera officiellement publiée grâce à la signature du premier ministre Sébastien Lecornu, prévue pour « la fin de cette semaine ». Cette annonce marque un tournant significatif dans la stratégie énergétique du pays.
Dans un entretien avec Ouest-France, Lecornu a exprimé que l'énergie figure parmi « les questions les plus pressantes », soulignant que « les débats ont été approfondis ». La PPE, qui définit le cadre énergétique jusqu'en 2035, a été retardée par des divergences politiques concernant l'équilibre entre nucléaire et énergies renouvelables.
Confirmation de six nouveaux réacteurs nucléaires
Le plan actualisé prévoit l'intégration de six réacteurs EPR et une option pour huit autres, conformément aux engagements pris par le président Emmanuel Macron en 2022. Cette décision marque un engagement fort vers le nucléaire, surtout dans un contexte de transition énergétique complexe.
60 % de la consommation d'énergie d'origine électrique d'ici 2030
Le gouvernement prévoit également d'investir dans l'éolien en mer, le photovoltaïque et la géothermie, tout en priorisant la remotorisation des parcs éoliens existants pour minimiser les conflits locaux. Lecornu a confirmé que, malgré les défis, le prix de l'électricité ne devrait pas augmenter en France grâce à une « stratégie ambitieuse d’offre ».
En résumé, la PPE proposera un plan ambitieux visant à ce que 60 % de la consommation d'énergie soit d'origine électrique d'ici 2030, une ambition jugée réalisable par des experts comme Philippe Martin, économiste en énergie, qui a déclaré : « Un tel objectif est à la fois ambitieux et nécessaire pour notre transition énergétique. »







