En janvier, l'inflation a connu une baisse marquée au Royaume-Uni, atteignant 3% sur un an, selon les dernières données de l'Office national des statistiques (ONS). Cette diminution, bien que attendue, constitue une nouvelle rassurante pour le gouvernement travailliste.
Au mois de décembre, les prix avaient enregistré une hausse inattendue de 3,4%, bien au-dessus de l'objectif de 2% fixé par la Banque d'Angleterre. Le recul observé en janvier est principalement attribué à la chute des cours du pétrole, ainsi qu'à la baisse des tarifs aériens et des prix alimentaires, comme l'explique Grant Fitzner, économiste en chef de l'ONS.
La ministre des Finances, Rachel Reeves, s'est réjouie des résultats récents et a souligné que "les décisions prises dans le cadre du budget contribuent à diminuer l'inflation". Elle a affirmé avec conviction que son "plan économique est solide".
Avec une croissance anémique de 0,1% pour les trois derniers mois de 2025 et un taux de chômage de 5,2%, le contexte économique renforce l'idée d'une éventuelle réduction des taux d'intérêt par la Banque d'Angleterre (BoE) lors de sa réunion prévue en mars.
Jonathan Raymond, analyste chez Quilter Cheviot, estime que la BoE "se sentira probablement plus à l’aise pour abaisser les taux tout au long de 2026". Il considère que la diminution substantielle de l'inflation est un "soulagement bienvenu".
La banque centrale britannique avait maintenu son taux directeur à 3,75% lors de sa réunion de février, tout en prévoyant un ralentissement de l'inflation autour de 2% au cours du deuxième trimestre, grâce notamment aux mesures budgétaires. Andrew Bailey, le gouverneur de la BoE, a également mentionné qu'il pourrait y avoir des opportunités pour effectuer d'autres réductions de taux cette année, à condition que tout se passe bien.







