Le cacao, poumon de l'économie ivoirienne
Invitée d'honneur au Salon international de l'agriculture à Paris, la Côte d'Ivoire se présente comme le leader mondial de la production de cacao. Avec une contribution de 14 % au PIB national, le cacao n'est pas seulement une culture, mais un pilier central de l'économie du pays, comparable à celle de l’industrie en Europe.
Deux faits marquants d'un premier constat : la Côte d'Ivoire fournit 40 % des fèves de cacao à la planète. Cela attire l'attention des géants du chocolat, mais laisse le pays face à une question cruciale : comment capter une plus grande part de la valeur ajoutée ?
Les défis de la production
Malheureusement, la situation n'est pas sans défis. Des problèmes sanitaires, tels que le virus du swollen shoot, poussent à l'abandon de certaines plantations. Selon Pauline Zei, directrice de l'ONG Inades, "il est urgent d'investir pour permettre aux agriculteurs de moderniser leurs exploitations, notamment par l'agroforesterie, essentielle à la croissance du cacaoyer".
Ces préoccupations sont d'autant plus réelles alors que l'expansion de la culture se fait au détriment des forêts environnantes, affectant ainsi la biodiversité de la région.
Une vision d'avenir
Il est impératif que la Côte d'Ivoire se tourne vers une transformation plus locale de ses cultures. Cela passe par un soutien aux agriculteurs, une politique économique qui favorise la fabrication sur le sol ivoirien, et un engagement international qui valorise les produits ivoiriens. La mise en réseau des producteurs, ainsi que des initiatives locales et communautaires, peuvent également jouer un rôle fondamental dans ce processus.
En somme, la Côte d'Ivoire se tient à un carrefour. Elle doit choisir entre continuer à perdre de la valeur en exportant des matières premières ou investir dans sa capacité à transformer ces richesses en produits qui émerveillent le monde entier. L'avenir du cacao ivoirien est entre ses mains.







