Le pays semble entrer dans une phase de réarmement. Selon des informations confirmées par La Tribune Dimanche, l'Irlande pourrait bientôt acquérir plusieurs centaines de véhicules blindés français. Cette initiative vise à remplacer les anciennes flottes de véhicules Piranha, produits par General Dynamics, actuellement utilisés par l'infanterie et la cavalerie irlandaises.
Les unités tactiques RG-32M, conçues par Denel et mises en service en 2010, seront progressivement retirées en 2026. The Irish Times a rapporté qu'un groupe d'experts du ministère de la Défense envisagerait sérieusement une transition vers des véhicules blindés français.
Les modèles potentiels incluraient les blindés Jaguar (reconnaissance), Serval (multirôle léger) et Griffon (multirôle), déjà en service au sein de l'armée française. Alexandre Dupuy, directeur des activités systèmes de KNDS, a déjà abordé ce sujet lors d'une audition parlementaire, suggérant que des discussions sur un partenariat avec l'Irlande étaient envisagées.
"Il existe des réflexions sur l'extension du modèle de partenariat, potentiellement vers l'Irlande, selon des modalités à définir", a-t-il déclaré.
Cette démarche pourrait s'inspirer du programme CaMo, établi avec la Belgique pour améliorer l'interopérabilité militaire. La Tribune Dimanche a également mentionné que ces achats pourraient être officialisés lors d'une visite de la ministre française Catherine Vautrin à Dublin au printemps prochain.
Un effort accru en défense
Traditionnellement neutre, l'Irlande annonce un investissement militaire record de 1,7 milliard d'euros entre 2026 et 2030, comme l'a souligné la ministre de la Défense Helen McEntee. Cet investissement cible des équipements contre les drones, de nouveaux hélicoptères, un système radar moderne et des blindés.
En juin 2025, l'accord signé avec Thales DMS France pour la surveillance sous-marine marque une autre avancée stratégique pour l'Irlande. En décembre, le pays a également réceptionné un Falcon 6X de Dassault Aviation, renforçant ainsi son équipement militaire.
Les efforts de Dublin pour moderniser ses capacités défensives s'inscrivent dans un contexte où la sécurité européenne reste une préoccupation majeure, particulièrement en vue de la présidence tournante de l'Union européenne prévue pour juillet 2026.







