North Atlantic France a récemment annoncé sur LinkedIn le lancement de sa production de lubrifiants à la raffinerie de Gravenchon, située à Port-Jérôme-sur-Seine (76). Avec une main-d'œuvre de 1 200 employés, cette usine spécialisée dans les carburants et combustibles, ainsi que dans la fabrication d'huiles et paraffines, est déjà équipée pour cette activité. Il s'agit en fait d'une relance de la production, sans nécessiter de transformations majeures. Cette nouvelle activité s'inscrit dans le cadre d'un transfert de propriété en septembre dernier, lorsque l'ancienne raffinerie d'ExxonMobil France est passée sous pavillon canadien.
Selon des sources, l'entreprise a dû axer ses efforts sur le redémarrage complet de l'activité commerciale. La clause de non-concurrence imposée par le précédent propriétaire a limité ses options, l'obligeant à se concentrer sur des marchés où ExxonMobil n'était pas présent, en dirigeant son attention vers l'Europe et potentiellement vers l'Afrique. Gilles Telal, un délégué syndical CFE-CGC, a déclaré : « North Atlantic n’a pas acheté le site pour son activité lubrifiant, mais nous avons les outils et les compétences à disposition, rendant l’usine compétitive. »
Actuellement, l'effectif commercial de North Atlantic se compose de trois personnes, un chiffre largement inférieur aux quinze commerciaux qui étaient actifs auparavant. L'objectif pour ces derniers est de signer des contrats pour de « gros volumes », avec une attention particulière portée à multiplier les secteurs desservis.
En dépit des défis, l’activité de lubrifiants représentent une opportunité de « marges intéressantes » dans un contexte où les marges du raffinage sont pressurisées par la volatilité des prix liés à des tensions géopolitiques. La capacité de traitement de la raffinerie de Gravenchon atteint 12 millions de tonnes par an, donnant aux nouveaux dirigeants les outils nécessaires pour naviguer efficacement dans le marché complexe de l'industrie pétrolière.







