Suite aux opérations militaires menées par Israël en coordination avec les États-Unis, un véritable chaos s'est installé dans le ciel du Moyen-Orient depuis le 28 février. Cette situation a entraîné l'annulation de centaines de vols à l'échelle mondiale, particulièrement affectant les compagnies aériennes du Golfe, en raison de la fermeture de plusieurs espaces aériens.
Pour les Français dont les voyages sont concernés, Les Entreprises du Voyage, en collaboration avec le Seto, préconisent la suspension des départs afin d'attendre une meilleure visibilité sur la situation. Ils rappellent que les passagers peuvent refuser les avoirs offerts et réclamer un remboursement total conformément au Code du tourisme.
Remboursement sans indemnité
Les personnes déjà sur place se trouvent dans une situation délicate. Les compagnies aériennes n'ayant pas de visibilité sur une reprise des opérations, des dizaines de milliers de touristes restent bloqués, notamment ceux en transit. Pour ces voyageurs, les agences de voyage et les tour-opérateurs sont légalement tenus de fournir un hébergement durant les trois premières nuits. Toutefois, au-delà, des frais peuvent s'appliquer.
Anaïs Escudié, présidente de RetardVol.fr, souligne que "le remboursement est garanti, mais les indemnités ne le sont pas". Les voyageurs doivent également conserver toutes les preuves de leurs dépenses, car les compagnies, notamment celles de l’UE, sont tenues de couvrir les frais occasionnés par ces annulations.
Compagnies non-européennes : un flou juridique
"Certaines compagnies offrent des gestes commerciaux, d'autres non. Nous travaillons activement à débloquer ces situations", explique Valérie Boned, présidente des EDV.
Mais pour les compagnies aériennes non-européennes, telles qu'Emirates et Qatar Airways, la situation se complique. Celles-ci ne sont pas assujetties aux lois européennes, et les passagers doivent négocier directement avec elles pour la prise en charge des frais. Les EDV et le Seto conseillent de s'engager dans ces discussions afin d'obtenir des remboursements et des aide commerciales.
Sur le terrain, le chaos persiste. La saturation des services clients rend difficile l'obtention d'une aide appropriée. Des zones de repos et des distributions de nourriture ont pourtant été mises en place dans des aéroports, comme à Tel Aviv et à Dubaï, mais cela reste insuffisant.
En réponse à la crise, les Émirats arabes unis ont décidé de prendre des mesures exceptionnelles. Ainsi, les autorités d'Abou Dhabi ont émis une directive permettant d'allonger sans condition les séjours des touristes, en couvrant hébergement et restauration.
Alors que chaque situation est unique et complexe, les voyageurs doivent garder leur calme et faire preuve de résilience dans cette période trouble. La conservation de tous les documents et l'adaptabilité sont des stratégies clés pour naviguer dans ce contexte incertain.







